Paracelsia

† La Madone Brune †

Lundi 22 septembre 2008 à 10:58

[Extrait]



"Il y avait ses routes sinueuses certains soirs, ces lumières de chaque côté de la rue, il y régnait une paix quasi religieuse. De me sentir seul face à ce silence inouï, j'avais des frissons tout le long de la colonne vertébrale. Je percevais même le plus petit bruit émanant de son jardin, des notes de cristal, un spectacle à elle seule. Sous le feu de la lampe fade du porche, elle ramassait ses poupées, pieds nus, les cheveux défaits et la robe large. Ses bretelles glissaient constamment sur ses épaules satinées, j'imaginais son parfum, la saveur de sa peau, et je suintais dans le noir. Le plaisir était fulgurant, cela me montait jusqu'au cerveau, jusqu'aux bourses, aussi, mes visions devenaient plus précises, plus jouissives, plus violentes et précises. La petite semblait flairer le danger, elle se tournait vers l'obscurité quelques instant, l'air hébété, la bouche entrouverte, elle avait peur sans comprendre. J'aurais aimé souffrir sa frayeur contre moi, la mordre jusqu'au sang pour la sentir fondre sous moi, comme ses poupées qu'elle bafouait les après-midi dans son bac à sable.



Sur le point de jouir contre le poteau téléphonique froid, la main de sa mère l'attrapa par les épaules, la petite a sursauté, surprise. La femme était sidérée de la voir pleurer tout d'un coup. Alors pour la rassurée, elle la prit dans ses bras, regarda à droite à gauche, méfiante, et rentra dans la maison. J'éjacule tout de même, guider par mes fantasmes, l'envie d'une rencontre sublime entre elle et moi, son innocence et ma bestialité. J'avais tellement envie de la dévorer que je sentais mon coeur se rompre chaque jours un peu plus.



De retour à la maison, ma femme se terre immédiatement dans un coin du foyer, elle le faisait constamment. Les yeux cernés de fatigue, la peau flétrie, je peinais à croire que la jeune femme épousée il y a quelques années de cela, se ratatinait avec si peu de grâce au fil du temps. Aigrie à la simple vue de mon visage, ma présence à elle seule suffisait à la rendre démente. J'entendais les bruits de ses pas dès l'ouverture de la porte, la partie de cache-cache commençait ainsi, mais je finissais par la rejoindre bien vite.


Ce soir, recroquevillée dans un coin de la cuisine, elle suppliait en silence tandis que je caressais l'émail de ma boucle de ceinture, ce geste la rendait hystérique. Ca la figeait sur place, elle en tremblait de tous ses membres. Je défis donc lentement la liane qui entourait mon pantalon et libérait son pire cauchemar. Elle détourna de suite le regard, les larmes aux yeux, la bouche béante, elle essayait de pousser un cri, de me prier d'arrêter, mais rien ne sortit, ses doigts sont crispés dans le vide. La garce ressemblait à un vieux tableau monstrueux, à une mendiante décrépie, pourtant c'est avec l'image de la petite May que je m'enfonçais jusqu'à la glotte, que je ressortais et que je pénétrais encore ce gouffre qui finissait par ruisseler de vomi et de sperme. Je devrais être moins mauvais, pourtant, cela me plaît de rester au fond même lorsqu'elle s'étouffe et tente de se libérer. Je lui chuchote d'avaler gentiment si elle voulait l'autorisation pour souper par la suite, et ma Sophie obéissait."


Photo de ZapaN ©
Texte de Paracelsia ©

Publié par Paracelsia

Mercredi 6 août 2008 à 23:09



"David ça cogne aussi fort qu'une tête sur un plancher, j'ai cette petite écorchure au coin de mes lèvres scellées, et tu me défie du regard comme si je le méritait, tourne autour de moi comme ces loups menaçants, rongés par la faim et la soif, mais tu es tout bonnement inquiet. Dis moi ce qui te fais saigner ? Dis moi ce qui te déchire en dedans ? Et je ne réponds jamais parce que je préfère sentir frémir ta langue contre ma chair plutôt que de comprendre ta fureur. Je me défile parfois, quand le vent s'élève pour régner les soirs d'humidités, ça me démange d'être près de toi et d'avoir envie de faire ces choses compliquées et incertaines, de céder à l'appel du ventre, du besoin. Si je me blottis contre toi pour éviter de sortir et changer, c'est que ma niche est là. Pourtant, rien n'arrête l'ouragan, ce qui se déchaîne est aussi fort que toi, c'est ce qui abîme ton coeur et le mien, c'est ce qui te chagrine.

M'avaler de larmes contre ta peau, le velours de tes yeux sur moi, ce qui me transperce et me brûle jusqu'à couler au fond de ma gorge, c'est toi tout entier. La soie de tes mains glisse sur mon corps, je respire, transpire de vagues jusqu'à l'affolement totale, et je m'agrippe à toi, car je ressent la sensation d'être perdue sans avoir peur de l'être à jamais, et tu pénètre doucement l'antre de chair, cette chaleur que tu désires. Ma langue aime s'égratigne à la naissance de ta barbe, j'étouffe alors, lorsque tu creuse au plus loin de moi, aussi profondément, aussi vite que tu le peux, je voudrais mourir lorsque tu grogne entre ma poitrine, je t'aime mes larmes sur ta langue, les yeux dans ton néant, la folie entres mes reins.


David, tu me serres aussi fort dans tes bras jusqu'à ce que mes pieds n'atteignent plus le sol, je sanglotes de larmes, alors que tu cours apeurer pour t'enfuir et me cacher. Le visage barbouiller de sang, les mains maculés de mort, tu me dévisage comme un petit enfant qui aurait découvert une chose horrible alors je ne te regarde plus, je me nettoie en repentir. Qu'est-ce que tu ressens lorsque tes dents pourrissent leur chair ? Est-ce que tu jouis quand le sang emplit ta bouche ? Est-ce que tu penses à moi ? Est-ce que tu me dévores en souhaitant me dépecer comme eux ?  Ce ne sont que des corps David, toi tu es l'univers entier, c'est si facile de jouer la normalité auprès de toi. Je souffres du manque de ta présence, j'empathie de tes regards mélancoliques, je rêve de ton existence, même entres mes cuisses, malgré la rivière qui se dilue à l'intérieur, tu semble irréel. Je me dope de tes sensations, je m'ébaudis de tes sourires, de tes caresses sur l'écorce de ma peau, de tes doigts dans ma bouche, de tes yeux qui scintillent lorsque ma langue ensorcelle tes mains calleuses, de tes gémissements impudiques et tes mots tragiques qui me rendent dépendante, fébrile. Je ne suis fragile qu'entres tes mûrs, l'air vicié du dehors, des corps désincarnés, l'envie de plonger mes dents dans l'habit mou des gens de l'extérieur ne me semble rien comparé à tes instants, me nourrir semble dérisoire entres tes bras. Le jour où tu m'as apprivoiser, était ternit d'une récolte sanglante, empuantie par l'alcool et le vice, je n'avais plus vraiment très faim lorsque je t'ai trouvé inerte sur le siège de leur véhicule, c'était cette voix suppliante et pleine de vie qui m'avait attendrit, c'est toujours cette intonation qui me fait jouir. Tu étais le seul survivant de l'accident, les deux voitures aux tôles froissées n'avaient pas réussit à te broyer complètement et je me suis nourrit des corps sans vie recroquevillés dans les carcasses en acier tandis que tu luttais pour rester éveillé. En m'approchant de toi, malgré le fait de m'avoir vu dévorer ces gens, tu m'as tendu la main, le sourire aux coins des lèvres pour me demander de l'aide.


Je suis toujours émue de me rappeler ces moments intenses où j'ai découvert que j'étais là pour être protéger par toi, malgré la répugnance face à ce qui se terre en moi, tu m'aimes et me déraisonne. J'apprécie ma cage aux couleurs de ta vie, ton odeur me rends plus féline, je ronronne contre toi, je suis ta folie et ton chaos, celle qui renifle le bout de ton gland et le fait reluire, celle qui est toujours fasciné de te voir t'enfoncer doucement à l'intérieur d'elle, de rejeter la tête en arrière et de frémir. J'aime cette connexion physique qui a raison de moi, pénétrer de toi, je me sens malléable et fragile.


David ça résonne en moi comme un orchestre, j'écris des notes magiques que tu ne comprends qu'à travers des gestes précis. La mine graphite trace des milliers de phrases qu'imprime le papier, pour toi qui me manque à chaque escapade. Vers et poèmes, ode à ton corps si doux et tes yeux veloutés aux cils infiniment longs, à tes regards dont je ne comprends pas la chaleur et qui m'inonde lorsque tu prononce mon nom, ces élégies que je te murmure souvent, sont mes plus belles preuves d'amour. Sur ta peau, l'orgasme est plus fort qu'un battement de cœur, ça picote au fond, au creux, ça étouffe, ça m'empêche de respirer, ça m'empêche de crever et je coule dans ta bouche, je m'écoule entres toi. L'amour ancré en moi c'est comme une fable qui n'a plus de fin. Je dévore le temps près de toi, je fais des bouchées de ton cœur, de tes lèvres, mes bras t'enlacent, mes jambes se resserrent, l'étreinte est fiévreuse, j'attends les cris et les spasmes qui nous rendent vulnérables pour mourir encore.


David tu m'émerveille et t'impose comme une alternative à ma folie. Lorsque je mords la chair, je ressens la honte d'être ce monstre qui te fait souffrir de par sa différence. Je suis toute émue d'être à ton écoute lorsque tu m'expliques le fonctionnement d'un vrai repas, je suis bonne élève car j'attends toujours avec impatience la récompense d'un baiser qui m'apaisera. Je vomis des soirs entiers la nourriture qui ne trouve pas de prise au fond de ce ventre carnassier. Je suinte et j'ai la tremblote, le manque est toujours difficile à gérer malgré toute bonne volonté, pour pouvoir te rendre moins amer, que tu ne t'assombrisses plus à la vue du sang de ces autres sur moi. J'ai honte d'être ce que je suis lorsque tu me découvre prédatrice, l'amour s'écoeure tandis que je dévore les Êtres vivants.


C'est au soir que mon duvet s'hérisse, que le mal ronge et réclame sa part, tu préfères encore me laisser fuir, au spectacle de ma souffrance pendant la lutte contre la faim. Je me défoule sous les étoiles, je cours à perdre haleine, cette pathologie propre à moi m'apparaît hideuse depuis toi, mais je ne contrôle pas ce qui renfle à l'intérieur de moi, je suis un chien qui reconnaît son maître et n'attaque que les autres, je claque la mâchoire sur la peau du cou, du ventre pour la découper et la faire saillir, je rogne les tissus collés aux muscles. Complètement ivre, je reprends le chemin de chez nous, l'endroit où tout cela n'a plus d'importance, et tu m'attends toujours lorsqu'il pleut, que mes jambes grelottent et que ma peau s'efface. Sous ton parapluie comme une vision trouble, la beauté est là, la fragilité de ce regard magique, mon innocence douloureuse qui m'attrape par la main pour me ramener, mon âme se fend, tu me révèle que je suis ta plus belle rencontre et je n'ai plus froid aux pieds mon ange."



Illustration de Cuby ©
Texte de Paracelsia
©

Publié par Paracelsia

Mercredi 2 juillet 2008 à 10:38



J'emménage enfin avec ma choucroute et parce qu'il faut bien ajouter un article pour que cet endroit ne meurt pas, je vous fais à ceux que je n'ai pas oublié un énorme bisou. Je n'ai plus le net donc soyez indulgents!



A bientôt!


Photo d'Isabelle Royet ©

Publié par Paracelsia

Mercredi 30 avril 2008 à 23:09


Parce que j'ai énormément de mal à concillier mon travail alimentaire, ma vie privée, mes amis et mes écrits, surtout ma fuite vers le continent étrange mais néanmoins fascinant de MySpace. Je ne viens plus très souvent écrire par ici, je m'attarde parfois ici afin de lire les articles de ceux que j'adore mais je ne donne plus véritablement de signe de vie.

Aujourd'hui, j'ai décidé de recommencer un journal (Voir ce SUJET ci) grâce auquel j'ai appris énormément de choses sur des brins de nanas fabuleuses et pour une d'entres elles particulièrement qui est devenue mon amie. Le journal va repartir chez une personne après que j'ai eu finit d'en noircir les premières pages pour le mois de Mai.


Si jamais cela semble vous titiller ou vous intéresser, n'hésiter pas à me faire signe.



Photo d'Irina Ionesco ©

Publié par Paracelsia

Lundi 3 mars 2008 à 23:28

* PS: Merci Jessoua d'avoir écrit ce message assez sincère. Te répondre est assez difficile puisqu'il n'y a aucun liens pour te joindre...

* Bonsoir, bonjour pistil de mon coeur, plaie de mon Dieu armé, doucement mon âme, ça bouillone toujours de poésie lorsque Jules résonne...


* Amen, mes chers retrouvés...




USA - 2005 | Un film de John Mallory Asher | Avec Jenny McCarthy (Rebecca), Carmen Electra (Michelle), Eddie Kaye Thomas (John), Kam Heskin (Carrie), Victor Webster (Richard)

Lorsqu'on m'a dit "Tu veux voir une bouse?" j'ai opinée du chef, ça me tente toujours de me marrer sur un truc immonde, mais là! Je suis resté abasourdie! J'ai donc regardé un film... Euh! Une merde nommée "Dirty Love" de John Mallory Asher, le grand benêt qui jouait le Gary de Code Lisa!

Rien que la jaquette criarde aurait dû me stopper  (avec Jenny McCarthy, Carmen Electra, SUM41 et Pause-Caca de American Pie). L'histoire d'une connasse amoureuse et bonnasse, encore que pour sa chance elle est fausse blonde, qui tombe du cul lorsqu'elle surprend son petit ami top model avec une autre bitch blondasse! Alors elle cherche à se venger en essayant de le rendre jaloux jusqu'à trouver le grand amour! Oui bon, le synopsis aussi aurait dû me faire fuir, mais bordel, je mate des Stanley Tong quoi! Je suis une guerrière, alors j'ai visionné!

Imaginer un film tourné dans la maison carton plastique coloré de votre poupée Barbie et mettez y des poupées Bitch vivantes et siliconées comme les produits Mattel, saupoudrez le tout avec une intrigue à deux balles, des actrices et des acteurs aussi expressifs qu'une cuvette à chiotte, un réalisateur qui semble prendre son pied à filmer comme une raviolis, des blagues crasses à caractères sexuels et poopoo-pipi comme il faut (voir une blonde pété dans son bain ça vous branche? Une blonde utiliser une serviette hygiénique jumbo?) et vous obtenez cette chose hallucinante, qui fout les boules (ouais on a dépensez des thunes pour ça tout de même!), surprise aussi à la fin, un générique abérrant, puisque la très très Blonde Jenny McCarthy à ECRIT le Movie, rien d'étonnant que son petit ami de l'époque ne soit autre que John Mallory Asher Himself!

D'entrée de jeu, une scène d'amour insupportable où une voix off te raconte comme c'est magnifique LE GRAND AMOUR, agrémenter de clichés hollywoodiens bien vomitif, avant le cut et un plan sur le visage de l'actrice blonde, le rimmel sous les yeux qui s'en remet pas de s'être faite cocu et se roule par terre en agitant le popotin, dévoilant un string noir et suppliant les passants de la baiser. Le plus choquant bien sûr reste l'interprétation atroce de l'actrice, et ce n'est malheureusement que le début. Le film a tout de même remporté des prix, 4 magnifiques razzie awards : plus mauvaise actrice, plus mauvaise image, mauvais scénario, mauvais réalisateur, déjà bien auréolé de tous ses prix, il n'est pas passé loin du plus mauvais couple à l'écran et d'un autre prix dont je ne me souviens plus l'intitulé.

 Le truc le plus fendart en fait c'est au menu lorsque l'actrice porno Melissa WHAT A FUCK? Lauren nous guide pour choisir ce que l'on veut qu'on lui fasse hummmmm! La pornstar qui n'est pas du tout dans le film (où j'ai dû louper sa croupe en second plan!) se retrouve dans les bonus du DVD, MELISSA JOUIT DU SON 5.1, je ne l'ai pas inventer celle là! Donc bon, un truc à avoir pour ses futurs gamins, histoire de dire "Ouais c'est là que tout à commencé à foiré et que maintenant votre génération se tape des bouses intensives avec du cul dedans quand même!"

Donc oui, le film plaira sans doute aux fans d'"American Pie" comme tout les autres Teen Movies de ce genre qui ont suivit, sans classes et originalités, border d'allusions à la fesse, à la fête, produits illicites en tout genre, et aux blagues potaches caca-pipi que même Michel Leeb il aurait pas oser. Personellement, c'est du formaté sans saveur qui en ajoute toujours un poil pubien de trop pour faire oublier le vide sidérant de sa forme.


Publié par Paracelsia

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