Paracelsia

† La Madone Anthracite †

Jeudi 1er février 2007 à 0:58


Déclame l'enfer, perle de guimauve

Les nuages se fendent pour un futur mauve
Les acteurs silencieux se gavent de mots
Leur colère du monde effrite les miroirs
Agresse les coupures, inflige les blessures
Mutile les visages, les sourires sont lourds
Les yeux bigarrés, le ventre douloureux
Le vide à l'absence, les enfants se meurt,
Maman pas de tendresse, ados déjantés
Il fait plutôt froid dans ce jardin écailler
Sirènes de police, sirène de trottoir
La nuit a horreur des âmes ensevelies
Les coups sont violets, laissent des traces noires
Le rouge de vos lèvres ressemble aux pivoines vermeilles.

Déclame l'orage, pépite de cyanure
Le ciel se dégorge sur une vaste daube
Les merles picorent vos yeux emplis de pues
La plaie sirupeuse enchante les charognes
Engonce les ventres de semences avides
Déchire les visages, les peaux illusoires
Les dents carnivores, les sourires sont crains
Aux cris qui se valent, l'écho se travaille
Innocence criminelle, vierges satyriques
Les vagins se pillent comme des trésors fades
Chiennes sans saveur, chienne de trottoir
La nuit est assassine, prostitue ses filles
L'amour est violet quant les fleurs se tannent
Silence sur vos lèvres tendres fanées.

Déclame l'image, pantin de salade
Les étoiles se piquent au velours du ciel
Femme d'épice, lie de la vie pâle
Transgresse les choix d'un monde alcoolique
Les bouteilles s'évident dans les gorges tristes
Brûle les visages, les mains mensongères
Les cheveux synthétiques, les sourires sont malsains
Provoque les tempêtes, jette des pierres sombres
Dans l'eau qui s'éveille pour enterrer l'âme
Amis émérites, faire des ripailles odoriférantes
Garce de valeur, garce de trottoir
La nuit est misère, viole ses petites filles
Le cimetière est violet quand les morts s'épousent
Tragédie ambiante, monomanie dérisoire.

Déclame l'innéisme, tétine de sang
Le brouillard s'éventre aux pluies d'aiguilles
Enfant de misère, folie d'un monde cru
Analyse les sorts d'une mise à l'erreur
Les seringues s'achètent dans les poubelles sales
Baise les visages, les lèvres éraflés
Les seins déballez, les sourires sont affamés
Décrit les hurlements, panse les êtres accablés
Dans le coeur qui s'étouffe pour vivre d'amour
Aux vies qui s'effilochent, traire la douleur banale
Princesses battues, princesses de trottoir
La nuit est violence, délaisse ses pauvres enfants
Musique violette quand se drogue les saillies
Silence sur vos lèvres de petite fille, adulte boursouflé.

 Paracelsia ©

Photo de Gottfried Helnwein ©

Par Melampyre le Jeudi 1er février 2007 à 6:39
Violent and wonderful.

VIolentement, Takhisis Melampyre.
Par paroxystik le Dimanche 4 février 2007 à 17:02
hannn dita <3
Par kirjava le Mardi 6 février 2007 à 12:59
"Et la jeunesse brûle, dans cet enfer" [Saez]
 

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