Paracelsia

† La Madone Anthracite †

Mardi 22 décembre 2009 à 16:09

http://paracelsia.cowblog.fr/images/1/1311118.jpgNaissance d'une atrophie comme une giclure terne de sperme qui craquelle au matin fuyant. La fenêtre béait ce jour là, et s'y promenait un rayon de lumière pernicieux qui débusquait tout, s'attardait sur la crasse, et dévoilait un putain de mensonge. Le jour où je suis née, j'ai cessé de respirer, peut-être que c'était une attitude inconsciente et lucide. Je ne voulais pas en chier, je sentais très certainement comme le monde gansé de sa pastille médicamenteuse était orber de douleurs, de crises, d'horreurs et d'hystéries. Le docteur à sûrement dû me conter des fleurettes teintées de mièvreries pour que j'accepte de me laisser claquer le cul et vagir dans la réalité, me présenter, vache sacrificielle au devant de myriades petits yeux pathétiques, vicieux, attendri par une nouvelle mélancolie. Ce fut ma première fellation au monde, j'avalai tout les bouts de doigts présentés afin de les suçoter avidemment tandis qu'ils gloussaient de plaisir, belle connerie!
La vérité chuchotera un infâme Mr Hyde plus tard en m'auscultant, épiant mes faits et gestes, décortiquant mes pensées dans mes notes de gamine hébeter, espionnant, sur mon carnet de santé et mon corps la moindre rechute d'autolyside, c'est que le bonheur est éphémère et que tenter de se soustraire au reste est possible, mais que tant qu'il vivra, il me ramenera parmis eux! Dormir et s'enfuir c'est beaucoup trop facile, vivre c'est un sacré challenge.
Autant dire que j'avais juste envie de le démollir pour sa persévérance écoeurante.
http://paracelsia.cowblog.fr/images/Tin9-copie-1.jpgTrop tôt, le ciel a vomit tout ce qu'il pouvait sur ma fontanelle, me laissant choir et ne croire en rien de beau, ni Noël, ni l'amour, ni la vie, ni l'homme, la faiblesse à bannir de mon coeur, la démence à entretenir, l'espoir en filigrane.
Trop tôt, l'homme à gerber sur mes formes à venir, utilisant la fillette comme poupée de chair inanimée, frémissante sous ses couettes, docile lorsque son vit en accent circonflexe silencieux se dressait, amère sous sa peau, hurlante dans son âme, insoutenable tableau de Munch qui dérive, lambine dans un enfer bien réel.
Ca se viol, se pédophile, se péderaste et s'écoule huileux entres les cuisses trop fragile d'une gamine accorte, ne dis rien, ne pleure pas, c'est ça l'amour, et ça arrache, ça dépote, ça défonce, c'est le secret de la vie, subir, faire semblant et survivre...
Ca se salit, ça griffe et éructe, ça saigne du coeur, du cul puis de la chatte parce que l'amour c'est aussi comprendre l'âme d'une anguille sans pitié.
Ca suinte des yeux et ça se mords la lèvre afin de refouler la honte, les traumas, les avidités, le gâchis alentour, les moqueries, et pire que tout ça se pâlit parce que ça flippe d'être elle.
Ca souffre tellement parfois que ça s'enferme, se tut pour ne pas craindre le pire, fomenter le vide...
Souri petite pute et laisse toi faire!

http://paracelsia.cowblog.fr/images/1/1311118.jpgIllustration de TIN ©

Samedi 5 décembre 2009 à 17:49


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Une Lady, dévoreuse patenté de romans et de livres brillants, poussièreux et frissonnants en tout genre m'a taguée sur sa liste de "Prix de l'amitié"... D'ailleurs je n'ai pas véritablement compris le principe, mais je crois qu'il faut  énoncé en 7 points des choses personnelles sur soi. Je me prête au jeu, parce que j'apprécie que la dite Lady Melisende ait pensé à moi et qu'au final ça pourrait être assez intéressant.

1. Je suis une personne parano, sans tact, pas très famille, pas très copain, solitaire et blasé qui aimerais se plaindre pour énormément de choses à commencer par son enfance et son adolescence de merde et ces malheurs mais qui préfère dire "il y a bien pire ailleurs" pour éviter de craquer tout court. Parce que je n'aime pas entendre gémir tout le temps, je ne fais pas subir aux autres ce que je déteste que l'on me fasse supporter (t'as un blog pour ça connasse!... Ou connard c'est au feeling!).

2. Je déteste les magasins, les centres commerciaux. La proportion de monde et de caddie ainsi que de paniers me rendent nauséeuse à un point que j'achète tout sans faire attention, juste pour pouvoir sortir de cet enfer et parce qu'il faut bien le faire. De même que les fêtes en famille ou les dîners entres potes me fatigue très vite. A contrario, je pourrais passer la journée entière toute seule dans une librairie, une bibliothèque, un Virgin, une boutique geek, un Musée ou une Fnac parce que j'ai l'impression d'être dans ma bulle, les écouteurs bien profonds dans mes oreilles.

3. Les gens ont toujours l'impression que je n'aime rien, personne, que je râle et me moque tout le temps d'eux, que je la ramène beaucoup et de ce fait que je suis une personne qui veut imposer son avis et ses idées alors que  c'est juste parce que j'adore être franche, que j'aime les débats et répondre aux gens intéressants, c'est lorsque je ne l'ouvre pas que mon mépris est total. Quand j'ai de l'aversion pour quelque chose, faut bien s'attendre à du cassage de gueule permanent!

4. Il me faut mon quotas de dessins-animés, d'écriture, de lecture, de jeux, de bd, de folie, de musique et de films quotidiens sinon je deviens très vite irritable, horrible et invivable. Je rêve d'emménager une pièce rien que pour moi avec bibliothèque, vidéothèque, discothèque et home cinéma afin de m'enfuir de la réalité, parce que ça devient très vite lassant et crevant de vivre parmis énormément de cons tangibles.

5. J'adore pleurer seule en rematant un film ou en écoutant des choses assez mélancoliques, ça arrive tellement peu souvent que ça fait du bien de pouvoir vidé de temps en temps ces canaux lacrymaux. Pleurer devant quelqu'un ou les autres me traumatise à tel point que j'en vomirais d'anxièté.

6. J'ai de violentes migraines qui font l'effet d'un gun shot  et me paralysent des jours entiers par intermittences sans que je puisse pour autant me reposer. Pour ne rien arranger, je suis une insomiaque qui rêve d'un sommeil réparateur. Je suis un cauchemar ambulant qui bizarrement attire la sympathie ou l'amour. (Quasimodo inside?)

7. Je suis accro à la passion, pas aux histoires d'amour à l'eau de roses, sans saveur et pleines de complications stupides. Je ne crois ni en la jalousie ni au bonheur maritale, ni aux familles parfaites, ni au romantisme tel qu'il est employé de nos jours, mais aux amants magiques, à la liberté, au sexe, au choix de chacun, à l'opalescente fascination, au pouvoir sensuel des mots et en l'attirance, qu'elle soit physique ou intellectuelle.

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C'est à mon tour de taguée les blogs dont je suis amoureuse, j'adore m'y balader et même lorsque je n'y laisse rien je n'en penses pas moins ou j'y chie des bétises :
+ Ma Petite Fée Brile évidemment, lorsque je l'ai rencontré, je ne pensais pas qu'un jour je verrais une grâce pareille.
+ Ma Plaie béante et chuchotante de mots abracadabrantes et épileptiques, un monsieur qui ne mérite point de coup de pied au cul mais une admiration muette.
+ Ma Sorcière aux épis de givre et à la beauté résonnante, à travers ses esquisses et ses mots, je m'y reflète et j'aime...
+ Ma Rature favorite, la zombie sexy des boulevards sombres qui te la met bien profond si ça l'amuse d'abord! Na!
+ Ma Visionneuse batteuse qui voit trouble, c'est un labyrinthe fantastique et une boîte à déconne bien fichue.
+ Ma Guillotine gluante, Mein Herr, Mein Sadistische Kolonel magische laarzen, Naamloos Bastaard! Tout un monde de poésie et d'amour (si si!)
+ Ma Maîtresse trahie, un monde de littérature suffoquante, un plaisir pour les yeux, pour le monde et les oreilles, elle est la Déesse de son univers.
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Et même si je n'ai pas mise Dame Meli
dans cette liste, j'aime ces critiques, malgré le fait que moi et la littérature fantastique ce n'est pas encore totalement l'amour fou.
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Illustration de Shiori Matsumoto ©

Samedi 28 novembre 2009 à 23:19

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En attente de l'article sur le film documentaire de Laurent courau sur la communauté des Vampyres dont j'avais déjà parlé. Je me suis dépêché (puisque l'on me prévenait de son déménagement) d'allez visiter le Musée des Vampires de Jacques Sirgent, dont le CV est déjà foutrement impressionnant car il diplômé en Histoire de l'art, de langue, de littérature anglaise et Française et de psychanalyse de la littérature. Il a aussi publié un roman "Le Tombeau de Dracula" 1er tome d'une trilogie nommée "Les Voleurs d'Âmes", le second est à paraître au Mois de Mai 2010 sur la Comtesse Erzsébet Bathory. L'homme écrit aussi pour des magazines dont Les Archives du Savoir Perdu. Cet homme ne croit pas aux vampires, mais il en est passionné, ainsi, dans son musée, c'est une véritable salle aux trésors, de livres, de photographies et de breloques fantastiques. Plus question de déménager, Monsieur Sirgent rouvrira peut-être ses autres salles incluant celui dédié à la comtesse de Sang dans 2 mois sûrement, que j'avais vraiment envie de voir. J'ai pût baver sur la première édition française du Dracula de Bram Stocker et de nombreux livres inédits voir inexistants en France sur l'Inquisition, la sorcellerie, les rites de certains pays et les vampires. J'ai adoré effleurer le portrait de la Comtessse Alžbeta Bátoriová-Nádasdy lorsqu'elle avait 8 ans (voir photos à la fin de l'article). J'avais entendu parler de sa salle de reconstitution d'une ruelle de Whitechapel au temps de Jack L'Eventreur mais je penses que je vais devoir patienter longtemps avant la fin des travaux.
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http://paracelsia.cowblog.fr/images/MuseedesVampires36.jpgCe que j'ai apprécié dans ce petit musée exiguë, c'est l'ambiance assez spéciale, le petit jardin étrange dans la cour, et le débit de connaissance des plus hallucinante sur beaucoup de coutumes primitives, anciennes et nouvelles du propriétaire qui est si passionné que son discours est parfois bordélique mais c'est géniale, il a tant de choses à livrer et peu de temps pour pouvoir nous en délivrer toute la teneur que c'est efficace, ça tient éveillé. C'est un voyage littéraire, mythologique, religieux, historique sur l'apparition, l'existence et le phénonomène vampire qui perdure et semble être aujourd'hui à la mode (mais faut voir les conneries qu'on te sort parfois...). En passant par les textes bibliques incluant le vampirisme dans leur dogme, aux traditions vikings et roumaines, c'est proprement captivant, c'est dire que j'étais comme une gamine devant une boîte de bonbons. Ses références cinématographiques du genre est aussi impressionnante sans compter qu'il possède une photographie dédicacé des hommes qui ont interpreter avec maestria le rôle du suceurs de sang. J'ai faillit me prosterner devant celui de Bela Lugosi et celui de Christopher Lee. Il nous a fait comprendre que Twilight serait un sujet tabou mais qu'il répondrait aux questions. Fort heureusement, mise à part une gamine de 10 ans, personne n'en avait envie. J'étais moi-même étonnée par mes propres connaissances sur le thème du vampire, puisque j'avais abandonnée ce sujet pour celui du sérial killer, mais j'étais limite dans mon élément et je le conseille à tout les ptits curieux. Puis ce fut le départ pour laisser la place au groupe cinéma, j'aurais tant voulut rester sachant que
les visiteurs peuvent venir le soir jusqu'à minuit ou 5 heures du matin pour des débats, pour des projections de films, tout un programme... Pour sûr, ce type va me revoir souvent! Mouahaha!




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Musée des vampires
14 rue Jules David
93 260 Les Lilas
Métro : mairie des Lilas (ligne 11)
01 43 62 80 76
Visites guidées et conférences uniquement sur réservation
Les vendredis et samedis de 20 heures à minuit : dîner sur réservation (maximum dix personnes) + un repas complet, une visite guidée, jeux de socièté de vampires et discussions sur le thème de votre choix!
6 euros


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Lundi 16 novembre 2009 à 16:14

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http://paracelsia.cowblog.fr/images/ZacharyFrancisCondon0.jpgEncore une fois... Mon coeur à valdinguer sur les couleurs sonores ondoyantes et chatoyantes des mélodies nonchalantes, follement éprises de lyrismes balkaniques et indépendants de Beirut. Je suis tombé amoureuse il à 4 mois d'un globe-trotter fou, dépressif et talentueux que j'ai découvert un peu en retard mais que j'ai découvert tout de même. Artiste multi instrumentiste, Zackary Francis Condon est sans doute à lui seul le groupe Beirut, c'est indéniable. Trompettiste, accordéoniste et manipulateur d'autres instruments fascinants à la limite de la création personnelle, ce petit prodige solitaire nous délie à travers ses marottes tout un panel de chansons flirtant avec la nostalgie, mais d'une fraîcheur incroyable. Bref, j'aime aussi sa musique pour son univers étrange et poétique. Coup de coeur fébrile donc.

J'avoue avoir été impressionner à la première écoute, d'un genre que je trouve fort jolie mais que peu de personne réussit à manipuler. Imaginer vous un mix improbable entre le style folk mariachi de Calexico, le trip explosif gypsie ou mélancolique bulgare de Bregovic et celui du rock déprimant des Tindersticks et vous obtenez des titres emprunt de délicatesse, de douceur, de mélodies désabusés, mener par la voix vibrante et chaleureuse façon crooner de Monsieur Condon. Cela m'a donné la pêche, cela a provoqué des afflictions, une joyeuse lassitude, une saine tristesse, une envie de danser. Certains intitulés tel que "A Sunday Smile" ou "St Apollonia" ou encore "The Elephant Gun" me restent sur le coeur comme des rémanences de purs moments d'hébétudes. Et parfois entre le Métal, l'Eclectro ou la Noise, ça fait un bien fou.

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L'amour de Zack Condon pour la culture, la musique et le cinéma français transparaît complètement sur l'album éponyme "The Flyng Club Cup" que j'ai usé jusqu'à la veine musicale. "Nantes" diffusé à la radio (enfin par Nova principalement et ce n'est pas tous les jours) laisse entendre un extrait du "Mépris" de Godard. De même que certains titres très français comme "La Banlieue", "Cherbourg" et le fait qu'il ait enregistré des tracks dans les rues de la Capital et certains bars. C'est dire comme j'ai véritablement manquer de jugeotte en loupant ces entrefaits magiques. Pourtant, j'apprendrais bien plus tard qu'il est surtout le champion des absents et pose des lapins à son auditoire sans prévenir, pour cause récurrentes de dépressions, de quoi faire peur, si prochaine tournées européennes il y a. Esperons qu'il ne finisse pas dans sa quête de solitude et de perfection comme Anton Newcombe. Je conseille vivement donc de vous mettre à l'écoute de "The Flyng Club Cup", "The Elephant Gun" et "Gulag Orkestar". Vomissez le, adorez le, méprisez le, découvrez le...
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Samedi 7 novembre 2009 à 17:11

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Née dans une famille où le modèle paternel était imposer comme une valeur absolue, je n'imaginais pas encore la rage qui il y avait en moi contre les connards de tout poils qui ont le malheurs de croire que parce qu'ils possèdent une paire de couilles et une bite (soi dit en passant, ça reste tout de même moche une queue) ont tout les droits sur nous, pauvres petites écervelées, descente d'Eve, la femme qui a corrompu l'homme "parfait" (qui soit en passant devait avoir un sexe tout aussi moche et s'est laissé avoir par un belles paire de loches... Attends c'est tout de même le premier pigeon de la création). On nous serine depuis l'enfance, soit sous forme d'allégorie, ou avec soins, parfois sans détours, que la femme c'est celle qui attend son chevalier blanc gentiment à la maison tandis qu'il file avec ses potes voir les putes des bois voisins (parce que oui tu comprends Jeannine, je t'aime toi, elle c'est juste une passade). Bref, le traditionnelle perdure malgré tout et j'ai toujours rêver qu'une révolution se fasse à l'envers. Allez hop! Que l'on marie les petits garçons de force, qu'on tabasse les hommes parce que rien n'est parfait dans la maison, qu'on les voilent pour les cacher ou les traité comme des chiens ou comme de vulgaire trophée signe de pouvoir sur eux. Les violés et hausser les épaules lorsqu'ils viendraient porter plainte en les tançant du regard en se disant qu'ils l'ont sûrement chercher.

Oui, je l'avoue, j'avais et j'ai toujours parfois ce besoin d'imaginer un monde contraire juste pour supporter les horreurs faites aux femmes dans le monde entier, parce qu'elles ont eu l'incorrection d'être nées femmes, c'est à dire des putes présentes pour satisfaire les hommes, enfin leur flingue, enfin leur "pouvoir", enfin cette merde coincée entre leurs cuisses et qui semblent les poussés à des extrêmes aberrants. Pensez bien que la première fois où j'ai pris conscience de cette injustice, ce fut avec un modèle haut en couleur, aimable mais rustre comme le voulait son éducation: Mon père. Ma mère essayant de faire de moi une future bonne épouse à force de m'empêcher de respirer, puisque que les filles ça devraient rester des poupées immobiles toute leur vie durant, avait faite de moi son avocate commise d'office pour toutes offense de la part du macho paternus, contre son grés. Eh bien donc, voir daddy demander à manger à ma mère pendant des années comme si il sonnait une esclave, la faire se lever à 4h pour lui préparer sa gamelle, sortir de la maison passablement agacer quand elle était malade avec la faim lui tenaillant le ventre à la recherche de ses maîtresses pour le dorloter, ça rends incontestablement aigrit et ça guérit du prince charmant. "Uh" grognait papa, et la table était mise, pas de merci, juste un rot, un pantalon déboutonner et on s'endort sur le canapé laissant la crasse à bobonne. Je suis fière de dire que le jour où il a tenté de me convertir à cette forme d'avilissement grotesque, j'ai faillit lui perforer les intestins, tant et si bien que la mama admirative a aussi donné dans la démonstration de crocs aux moindres abus.

J'ai pris aussi conscience de mon dégoût pour l'homme bien plus petite, avec un modèle effrayant qui errent encore dans les recoins de ma tête me rendant malade et hystérique à chaque fois que j'ose en effleurer le souvenir. Je me souviens aussi des premiers émois illusoires, le baiser et les coups de poings, je devais être assez éclairé à ce moment pour savoir que recevoir des beignes en guise de "je t'aime" c'était des conneries, si on devait me brutaliser, je clamais haut et fort que ce serait juste par mam' et pa' et pas un connard qui avait réussit à me démolir, malgré ma résistance aux coups. Si sur les photos de jeunesse, le sourire s'est figé, c'est parce que les bobos ça fait mal fuck! Pourtant, vu que les femmes sont des cafards inférieures, ont réussit, bandes d'enflures à relever la tête même à genoux, même dans la boue sans l'aide d'un branleur libidineux qui a oublié qu'il sortait de la fente d'une femme, et qu'il ne pourrait pas respirer et vivre sans ce miracle. De tout temps et depuis toujours il y a eu des femmes par entremise de grand Homme qui dirigèrent de grands Peuples et érigèrent la civilisation. Mais c'est vrai que tuer et faire la guerre avec ses potes c'est plus fun... Alors oui, peut-être que j'ai abusé pas mal de mon pouvoir de femme comme certaines (traduire trou à baise) pour rabaisser certains homme ou profité d'eux, pourtant, ça permet de se dire que, moi qui devrais me sentir sale d'avoir agit comme une impure, je me suis comporter comme eux; une pute qui pense avec son sexe. Mais je suis guérie là... Enfin presque...

Donc, à tout les machos du coin et d'ailleurs, aux extrémistes de tout bords, nous sommes encore là, le féminicide n'aura pas lieue, et c'est fou ce qu'on prend notre pied!



Photo de Zapan © http://paracelsia.cowblog.fr/images/6/3771481.jpg

Dimanche 25 octobre 2009 à 12:22

http://paracelsia.cowblog.fr/images/1/1311118.jpghttp://paracelsia.cowblog.fr/images/SilentViewInSomniumIII.jpgIl y avait comme de la poudre rougeâtre dans le ciel, une traînée quasi magique lorsque j'ai rencontré my dick. J'avais l'apparence d'une sorcière black folle et lui d'un épouvantail blême aux cheveux longs défoncé, c'est dire, comme couple impropable on ne faisait pas mieux. Pour les imbéciles parisiens nourrit à la mode, de préjugés et d'autres, on deviendra parfois l'attraction principale. Toute seule, je faisais déjà des émules, à deux, c'est devenu follement plus drôle! Depuis 7 ans et des poussières nous parcourons la France tel deux zombies démoniaques et personnellement j'adore ça, contrairement à ceux qui n'assument pas leur look, qui vont se plaindre sur leur blog d'être les victimes de connards sans cervelle, j'ai finit par m'habituer à la curiosité ou aux moqueries des passants. C'est parfois si énorme que c'est à se rouler par terre, comme la fois où monter sur mes New Rocks je suis allé faire mes courses avec ma mère tandis qu'une dame ne me quittait plus des yeux tellement j'étais belle n'est-ce pas, et qu'elle a emboutit tout une palette de soda avec son caddie, son gamin dedans et que tout s'est écroulé sur eux. "Tu fais peur mais en fait tu es gentille!" bla bla bla... J'ai le droit à des réflexions sur mes piercings et la musique que j'écoute (Na mais t'es noire, je pige pas pourquoi t'écoute cette merde, le R'nB c'est de la vraie musique! Pis wesh c'est quoi tu t'perce la peau comme ça? Pourquoi tu lis tout le temps? Tu kiffe le diable non?), my dick qui fait très "evil" n'es-ce pas, alors qu'il n'est pas si vaillant, pauvre petit français, qui subit aussi une forme de racisme que je ne croyais pas possible plus jeune, subit des piques encore plus stupides. En sommes pour les idiots, on est deux gothiques dégueulasse et c'est "malsain".
Lorsque l'on sait que nos habits ou accessoires vont forcément attirer la méchanceté ou la curiosité des gens soit on le fait pour se plaire ou marqué son originalité, soit l'on se déguise comme tout le monde pour éviter ce genre de problème. De toute façon l'opinion la plus importante et que nous devrions prendre en compte est celle des personnes que l'on estime. Le jour le plus fun étant un rendez-vous avec my dick sur le quai du RER, qui avait des bottes militaires, les cheveux rasés à blanc derrière la tête et le profil type du raciste, sous entendre, seul, aucun regard pour les autres, gros son à fond les oreilles (oui à ce qu'on m'a dit on ne peut pas être décemment blanc, porté du militaire et aimer le métal sans faire facho, c'est l'argument qu'on m'a sorti pour expliquer ce sentiment stupide). Lorsque je suis arrivé, sans rire, il y avait comme une barrière invisible autour de lui et les gens l'observaient comme si c'était dangereux de s'approcher de lui, je ne raconte même pas les yeux exorbités et les défaillances lorsque je suis allée l'embrasser. Si quelqu'un avait vomis à ce moment précis, ça aurait été énorme.
Maintenant que nous vivons dans un patelin paumé style "Massacre à la tronçonneuse" où on se fait largement remarqué, c'est d'autant plus risible que lorsque mes amis viennent, il y a aussi des situations terribles. Pourtant, en ce moment j'aspire aux changements, faire plus attention à moi sans changer mon style, et c'est sous les croulements de rire de mon petit frère et de certains amis que je suis allée faire du... SHOPPING pour la première fois de mon existence avec une amie. Plus de Fnac, Virgin, de Librairies et de friperies, mais des magasins à la mode, éclairages nauséeux et musique de fond Dance écoeurante, boutique parsemée de nanas quasi hystériques qui trouvent le moyen de rester plus de deux heure dans un 15m². Ca n'a pas tarder à me casser les pieds et à mettre ma patience à bout. Ca épuise et ça écoeure, toutefois, j'ai pût acheter quelque chose qui me plaisais à mort: des chaussons Bob l'Eponge. On ne se refait pas...

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Photo by Silent-View ©

Dimanche 6 septembre 2009 à 16:37

http://paracelsia.cowblog.fr/images/Lineblack.jpghttp://paracelsia.cowblog.fr/images/IngarKrauss6.jpgLorsque j'étais petite, il y a eu énormément de malheurs et de traumas qui ont cassés ma perception du monde et des gens. Je n'ai jamais été réellement sincère avec les autres, le jeu des pseudos et l'idée du clown triste étaient des passe-temps. Je faisais et disais n'importe quoi, tout plutôt que d'être "vrai" et me confier véritablement, d'affirmer mon côté mélancolique. Je passais pour la nana louche, l'excitée ou la weird du groupe, la petite black qui adorait les chansons bizarres, aimait les extrèmes et les films atypiques, celle à qui il manquait une case. Petit à petit, même le jeu du clown triste m'a très vite gonflé. Certes, c'était un bon moyen d'approche et tout le monde t'accepte, pourtant, je me suis très vite aperçut qu'être seule me plaisait mieux. J'ai alors limité mon groupe d'alibis, pour n'avoir que des gens qui me plaisaient. Je n'ai plus fait attention à ce que je racontait, ni aux blessures et aux colères que cela pouvaient provoquer. La vérité, être directe était un moyen d'être enfin moi-même sans pour autant me dévoiler, tourner autour du pot n'a jamais été mon fort, surtout avec les garçons, mais il faut croire qu'une nana qui veut juste baiser c'est beaucoup moins sexy et mignon qu'une sainte nitouche. Dans les toilettes de la fac on parlait dans mon dos de mon côté froid et prétentieux parce que avouons le, je méprisait quasiment tout le monde, mon cafard était devenu mon miroir sociable tandis que j'attendais qu'il finisse de minauder auprès des autres, rien que pour lui faire plaisir je la bouclais et je branlais autre chose, je suis restée la nana over blasé. Cela devient ridicule le jour où l'on s'approche de toi pour te parler et t'annoncer qu'en fait "Tu es une fille sympas, j'ai toujours crut que t'étais méchante", avec ma tronche je n'ai jamais bien compris comment je pouvais inspirer ça. A la mort de mes amis, je me suis sentie vide et abandonnée, j'ai tenté d'être moins sélective, moi qui ne savait plus comment communiquer, j'ai essayé de broder mes demandes, d'être moins directe et d'aimer le contact, de discuter, encore et encore, comme jamais je ne l'avais fait pour tout justifier, écrire de gros pavés pour expliquer ce que je ressentais, être docile, m'intéresser même d'une oreille aux vieux problèmes des autres, d'être un peu sainte nitouche pour avoir du cul afin de rassurer les bites pathétiques qui m'avaient juste fait rire quelques minutes, et les effets récoltés bien entendus ont été des catastrophes, des trahisons étranges et des prises de têtes hallucinantes qui m'ont aussitôt remise dans le droit chemin. Après le chaos, je me relève secouée mais pas vaincue, je me suis annihiler afin d'être aimer et on m'a chier dessus. Je redeviens la garce, la bizarre et la salope, la dédaigneuse pour son bon plaisir, qui se fout bien qu'on l'assasine ou qu'on la déteste. Insensible, taré, perverse, étrange, je me contrecarre des superlatifs et des adjectifs stupides qu'on me prête, pour ne serais-ce qu'attirer de la morgue de ma part, il faudrait peut-être que je puisses ressentir autre chose que de la pitié ou de la curiosité hypocrite envers les imbéciles. Je suis las des gens qui se plaignent et se complaise dans leur merde en poursuivant un cycle infernal qu'ils ont crées et ne veulent plus briser, ras la moule des types sans couilles qui n'assument rien et se transforment peu à peu en midinette impatiente de rencontrer leur prince charmant. Je ne suis qu'un morceau de chair fraîche à disposition des rapaces comme tout le monde et qui picore pour sa survie.
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Photo d'Ingar Krauss ©

Dimanche 30 août 2009 à 13:04

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La première fois que je l'ai vu, j'ai adoré cet Être fragile, silencieux et plein de poésie, c'est comme cela que se définit la belle. Depuis je la nomme My Sweet Prince parce que c'est une Fée, mon amie, un beau garçon sans armure, un amoureux écorché, une princesse déchue, une petite fille qui refuse de grandir et qui se blesse constamment aux émotions des autres et aux siennes. Fée Brile est surtout un personnage qui existe, qui ne s'invente pas, ne se raconte pas et ne s'ignore pas. C'est un artiste qui peut elle-même se définir et le fait dans un langage proche du surréalisme, pleins de mutismes et de rêves brisés. Je vois à travers son monde un orphisme constant et agréable qui confine parfois à la folie. J'amoureuse son univers, ses pupilles dilatés qui aiment la mélancolie et sa douceur, son étrangetée sublime, sa magie. Derrière les photos ainsi que les apparences, bat un coeur qui s'égratigne puis saigne et nous l'offre sur un plateau numérique.


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http://paracelsia.cowblog.fr/images/FeeBrile.jpg"C’est un bout de ficelle mou et gluant qu’il sert au creux de la paume de sa main, en tirant tout doucement sur l’amour qu’elle lui porte. Isabelle est posée dans un coin de la pièce, la poitrine arrachée qui lui imprime comme un gros trou violacé sur le buste. Tout au fond, se trouve le coeur que l’homme convoite, ses larmes qui se dévoilent. Elle n’essaie pas de le retenir lorsqu’il lui prélève une partie et l’emporte.

Isabelle se redresse après le chaos de sa rupture insensée Elle cherche des yeux le reste de sa peau qui traîne sur le carrelage froid. Le soir, elle recoud sa tristesse aux lueurs d’une bougie parfumée, et s’ignore souffrante alors que l’aiguille s’enfonce profondément dans sa chair ; la douleur physique n’est pas le plus important.

Le jour, elle descend, du haut de ses talons piqués, balancer son corps frêle sur le bitume chaud. Elle cligne des yeux comme une automate, déambule près des autres poupées sans amour sur le boulevard désenchanté. Là, elles attendent toutes le prince charmant avec des yeux ronds d’espoir et leurs bouches brillantes de baume sucré. Une grande blonde guindée lui montre le trou que son imposteur lui a fait à la cuisse.

_ « Il disait qu’il aimait la texture de mes jambes. Il les a emportées sans moi. »

La blonde fait mine de pleurer, mais son fard craque et s’éparpille sur le sol. Elle s’alarme et sort son poudrier pour recoller un teint fané embarqué par un autre goujat.

« Il disait qu’il aimait mon teint de porcelaine », avait-elle soupiré.

Chez Isabelle, s’était son coeur qu’ils aimaient garder près d’eux, un morceau de son amour. Lorsqu’elle était arrivée ici, elle rayonnait tellement que les autres en restaient cois de jalousie. Son trop grand espoir faisait des envieux chez les tableaux ternes et saturés de belles promesses. Pourtant, elles revenaient toujours parées de leurs plus beaux bijoux, portant leurs plus beaux atours, imbibées de leur meilleur parfum, maquillées comme des perles. Elles hantaient les rues aux dalles roses, vendant leur drame contre un peu de magie. Et les hommes venaient pleins de douceurs, de bonbons acidulés, de mots envoûtants qu’elles aimaient boire, avant qu’ils ne se lassent de l’unité et ôtent ce souvenir d’elles qu’ils ne pouvaient plus oublier.
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Au début, Isabelle avait rencontré son homme sans visage qui lui parlait du paradis à deux. Il lui créait des couleurs et des balançoires ornées de fleurs pour qu’elle puisse rire et se basculer. Elle avait pleuré quand il l’avait giflé afin de lui ouvrir la poitrine et couper un éclat, pour l’entraîner loin d’elle avec lui. À chaque prince corrompu, son coeur rétrécissait, ses yeux devenaient secs et elle avait apprit à recoudre son corps meurtri sans trop faire d’histoires.

Sa tristesse avait rendue les autres filles compatissantes et protectrices. Isabelle s’était mise à faire comme les autres : venir chercher un homme honnête. Aussi, son silence la rendait énigmatique et attirait d’étranges ombres amoureuses qui finissaient pourtant par la dépecer. Dès lors, Isabelle avait toujours le droit à sa place près de la fontaine de pétales, où l'on venait la cueillir sans trop y croire en vue de voler ses rêves à nouveau.

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Jules, quant à lui, se cachait parfois au bout de la ruelle pour espionner les âmes sans vies de ces jeunes filles amoureuses d’un prince imaginaire. Elles aguichaient les hommes avec leurs souhaits, mais lui, il aimait observer Isabelle, assise sur les rebords de la fontaine, montrant sa cicatrice aux passants, sans expression, les yeux fixés au ciel. Elle semblait morte, résignée. Jules avait envie de l'aimer, de toucher son âme sans rien lui enlever. Et c’est ainsi qu’il se présente à elle :

_  « Laisse-moi entrer à l’intérieur. »

Isabelle avait baissé les yeux sur ce drôle d’oiseau vêtu de marbre, agenouillé à ses pieds, un chocolat blanc au creux de la main. Elle adorait les sucreries et ses joues ternies se coloraient en rouge sous le fondant de la crème vanille. Les autres filles s’étaient arrêtées, la bave au coin de la bouche et des yeux pour voir Jules transporter sa princesse sur son dos.

Tout d’abord heureuse, Isabelle a envie de mourir lorsqu’il lui ouvre la poitrine. Seulement, Jules était un véritable seigneur. Il découpe aussi son buste sous l’œil médusé de la jeune fille, puis il en extrait une pointe de ficelle pour le mettre dans son vide à elle. Isabelle rayonne d’un coup : elle a l’impression de redevenir belle et entière. La jeune fille absorbe alors son prince, et toute la nuit, la bouche collée contre la sienne, leurs coeurs battent à l’unisson."
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Text by Paracelsia
http://paracelsia.cowblog.fr/images/FeeBrile10.jpgFor My Sweet Prince


Photos by Fée Brile
 ©
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Jeudi 20 août 2009 à 22:13

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USA | 2008 | Un film de Quentin Tarentino | Avec Brad Pitt (Lieutenant Aldo Raine), Eli Roth (Donny Donowitz), Christoph Waltz (Hans Landa), Melanie Laurent (Shossana Dreyfus), Diane Kruger (Bridget von Hammersmark), Julie Dreyfus (Francesca Mondino), Mike Myers (General Ed Fenech), Omar Doom (Omar Ullmer), Daniel Brühl (Frederick Zoller), Archie Hicox (Michael Fassbender), Til Schweiger (Hugo Stiglitz), Martin Wuttke (Hitler), Denis Menochet (Perrier LaPadite), Sylvester Groth (Goebbels), Jacky Ido (Marcel), Lea Seydoux (Charlotte LaPadite), Rod Taylor (Winston Churchill), Gedeon Burkhardt (Wilhelm Wicki), August Diehl (Deiter Hellstrom), Richard Sammel (Werner Rachtman), Samuel L. Jackson (Le Narrateur)
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http://paracelsia.cowblog.fr/images/Inglorious5.jpgQuelle déception fut "Boulevard de la Mort", où le Tarentino s'était largement gaussé à travers des flots de bavadarges dont il n'arrivait à extraire aucune émotion pour un véritable hommage au films Grindhouse, bordéliques, énervés, érotiques et violents au possible (Rodriguez à mieux réussit avec "Planète Terreur" ainsi que les fausses Bandes Annonces). Au mois de Mai 2008 lorsqu'on nous a vite fait causé d'un nouveau projet de sa part, on s'en foutait un peu quand même, croyant que le Kid devait arrêté les dégâts. Progressivement, au fil des infos lâchées par des fans et des fuites mineurs, ont a eut une idée du synopsis qui nous a fait, je dois l'avouer, dresser les zizis et les têtons. Ce fut donc, un film très attendu que "Inglorious Bastard" renommé "Basterds" afin de le différencier du vieux film Italien au même titre qui se passe aussi pendant la seconde guerre mondiale. Le Tarentino, c'est l'histoire d'une salade mélangeant du "Douze Salopard", du Sergio Leone et sans doute autres références dont le réalisateur s'est tant gavé et nous régurgite à travers une oeuvre à lui, comme d'habitude en gros. Pourtant, cela change la donne lorsqu'il réecrit l'Histoire, où les Juifs ne passent plus pour les victimes décharnées et déshumaniser que la télé et le cinéma nous ont toujours présenter, cette fois, c'est eux qui charcutaient, et c'était jouissif de lire ça en résumé. Attention! Film de guerre Pop Corn façon Tarentino! Chaud devant!

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http://paracelsia.cowblog.fr/images/Inglorious0.jpgJe ne suis pas pas fan de Tarentino, j'ai du mal à supporter le personnage qui s'admire de trop, qui, sous couvert d'être fan de tous les genres, pompe à outrances et nous sème des patchworks de métrages cultes dans ses films. Je dois avouer me régaler avec beaucoup de ses trips ("Réservoir Dogs" même si il privilégie les scènes violentes à la psychologie de ses persos et que ce film s'est largement inspiré de "City on Fire", film chinois fou furieux, j'ai aimé! Il fait sa cuisine quoi. Le Quentin, c'est le DJ de la pelloche, La poissonnière des salles obscures, la piplette des gazettes: Tarentino Style! Tarentino Présente!). D'un autre côté, il les dévoile ses influences, il accepte de dire, "Oui, j'suis un geek qui fait des films de fans afin d'être à la hauteur de tout ce qui a bercer mon adolescence et mon enfance et que le public lambda méconnaît", ce qui fait que des films barges et dingues, des vieux longs de Bis Italiens, de la Shaw Brothers, de Hong-Kong, de séries B, Z, et de Grindhouse ont été mis sur le devant de la scène ainsi que certaines figures cultes qui font des apparitions jouissives et largement apprécier dans ses prods (c'était un florilège dans "Kill Bill").
http://paracelsia.cowblog.fr/images/Inglorious10.jpgTarentino a aussi été le scénariste de "True Romance", "Tueurs Nés" et "Groom Services" (gros coups de coeurs), même agacé par son nombrilisme constant, il reste important pour le cinéma, et j'avoue bien aimé le méprisé. Il a offert à ces actrices les rôles les plus forts et les plus beaux que l'on puisse rêver tout de même, Uma Thurman est magnifique en Beatrice, Pam Grier retrouve un rôle à la hauteur de Foxy Brown dans Jackie Brown, et j'en passe, j'ai faillit jouir en voyant une Mélanie Laurent résignée à allez se venger dans sa robe rouge flamboyante, se maquillant et descendant les escaliers sur du David Bowie dans "Inglorious Basterds". Ca claque!
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L'intro du métrage nous met dans le bain, le générique nous présente déjà, avec les caractères de polices, tous les genres qui vont être présentés dans le film. Ensuite, c'est la scène à la maison de campagne, atmosphère pesante et malsaine, ont s'échanges des paroles avec des codes, des changements de langues, on s'évalue, qui fume la grosse pipe, qui aura le dessus, un moment intense style western, qui rends dingue, qui rend fou, le cadrage est à la hauteur de cette introduction déjà culte où le mal est représenter sous les traits d'un génie, Le Colonel Landa, froid, implacable, sournois, prédateur, réfléchit, cruel. D'ailleurs, ce Colonel tout comme certains personnages ennemis sont terriblement bien représenter et mis en scène, bien plus que les "gentils" et les basterds, qui à la fin passent pour les bouffons (mais perso j'apprécie). Colonel Landa et Shossana sont pour moi les "héros" du film, la vengeance arrive par cette rescapée juive, ce "rat" qui tente d'inverser les rôles et d'éradiquer ces "faucons" pleins de prétentions et d'inhumanités, caricaturer au possible par un Tarentino déchaîné, parce que le Hitler qu'il nous présente est encore plus risible que celui du "Dictateur" de Charlie Chaplin. Les Basterds deviennent donc des personnages secondaires, des soldats prêts à se sacrifier, des traîtres vengeurs, des assoifée de nazis qui utilisent la même arme que leur ennemis afin de se faire craindre. J'avoue avoir adoré voir Eli Roth jouer à la Pinata avec la tête d'un Nazis, j'avoue avoir adoré cette scène fabuleuse et démentiel d'une Mélanie Laurent (pas crédible en Shossana même mignonne hein) au visage angélique cachant la violence de sa rancoeur, riant des Schleus à travers les flammes.
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http://paracelsia.cowblog.fr/images/Inglorious9.jpgQue ce soit un rôle d'importance ou non, je trouve que chacun à trouver sa place et je sais aussi que c'est parce que Tarentino est un directeur d'acteur valable. Mais lui même se sait bon dialoguiste et bon réalisateur, mais nom d'une pipe, qu'il cesse de jouer au chat et à la souris dans ses scénarios, qu'il aére un peu, qu'il épure merde! Il n'est pas tout seul devant son film, il y a un public et tous n'apprécient pas ce genre assomant qu'il souhaiterait faire passer pour du grand Art! Si "Inglorious Basterds" à débuter sur une scène époustouflante, ça chavire parfois dans l'inégalité de plans et d'actions. Par contre, lorsque Laurent s'enfuit dans les champs j'ai eu l'impression de revoir l'étendue de la plaine de la "Prisonnière du Désert" (ouais j'ose) où la scène avec Churchill et Ed Fenech m'a rappelé la chambre rouge de "Twin Peaks" (J'OSE!). J'apprécie que Tarentino ait prit le temps de mentionner la UFA, parce qu'elle a joué un rôle important dans la propagande nazis, parce que Leni Riefenstahl était une cinéaste hors pair même au service de gros cons, parce qu'Hitler était un fan de cinéma et Goebbels un arriviste qui dès 1933 avait compris toute l'importance de ce média sur la population. Donc oui, j'applause grave ce film sauvé par l'interprétation de ses acteurs brillants, applaudissements pour le trip kino sous le 3ème Reich, j'applaudit pour les facéties de Brad Pitt dans son rôle désopilant d'Aldo Raine, applaudit une Mélanie Laurent sensuelle (au moins elle sert à ça), un Til Schweiger qu'on s'entête à ne pas exploiter comme il faudrait et jusqu'au bout, alors qu'il a une vraie "gueule". Je fais la tête quand Tarentino tente encore de nous bluffer avec ses dialogues interminables (même intéressants) comme sur tout ses films et qu'au final, il a l'air de tourner en rond comme pour combler certaines faiblesses, car tout bon trip qu'il soit, "Inglorious Basterd" pioche et décroche pas mal de fois, surcadrages, sureffets et bande musicale sympa n'y changent pas grand chose. Un moment ça fait trop déjà vu de foutre Ennio Morricone partout pour que ça fasse classe! Après ceux qui crachent dessus juste parce que ce sont des effets faciles, que ça charcute, que ça massacre sans prendre de gants et que l'Histoire est sacrifié pour le fun (enfin ça se masturbait plus le cerveau que ça bourrinait), bah allez mater des documentaires quoi, pas voir de fiction! Fuck!
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Ensuite, croyez moi ou pas, j'ai bien aimé ce film hein!
Ca se regarde, en attendant du vrai bourrin: "The Expendables" (bave.. bave...)
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Vendredi 14 août 2009 à 0:14

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Grande-Bretagne | 1999 | Une Série de Edgard Wright | Avec Simon Pegg (Tim Bisley), Jessica Hynes Stevenson (Daisy Steiner), Nick Frost (Mike Watt), Mark Heap (Brian Topp), Julia Deakin (Marsha Klein), Katy Carmichael (Twist Morgan), Bill Bailey (Bilbo Bagshot), Peter Serafinowicz (Duane Benzie), Anna Wilson-Jones (Sarah), Clive Russell (Damien Knox), Michael Smiley (Tyre), Lucy Akhurst (Sophie), David Walliams (Vulva)
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http://paracelsia.cowblog.fr/images/Spaced5-copie-1.jpgEn 2005, je découvre cette série grâce à Shaun of The Dead. Complètement accros au film, le jour où je l'ai vu, j'ai de suite entamé des recherches et suis tombé sur une série nommé Spaced où mes nouveaux héros; Simon Pegg et Nick Frost étaient aussi les protagonistes, il n'y a jamais eu de diffusion en France (enfin sauf pour ceux qui ont eu la chance de le mater sur Comédie sous le titre débile et très recherché des « Allumés »).

J'ai dû me le procurer de façon pas très légal puisqu'en France, ont s'entêtent à biaiser les films et séries que j'adore, mais qui peinent à trouver une distribution française digne de ce nom (voir Gummo, voir Alice) ou lorsque, sortie il y a, c'est un calvaire pour se le procurer et un abysse niveau bonus (voir The Red Dwarf, Black Book, Shameless, Doctor Who, Torchwood, Coupling, Dead Like Me, Afterlife, La Fureur dans le sang, The Lost Room, Girls Bravo...).

Bref, mater deux saisons entières sans s'arrêter, il fallait le faire, et j'ai prit un pied fou. Certes deux saisons composer de 7 épisodes chacune c'est très peu, mais c'est génial et brillant, drôle et fou, c'est geekissime et jouasse ! Tim Bisley is my Hero! C’est bien simple, je l’ai copié pour le refiler à tout le monde afin que la Spaced Mania règne. Oh oui ! Et elle a règner et est devenue culte !

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Spaced est une série télé britannique diffusé sur Channel 4, écrit par Simon Pegg et Jessica Hynes Stevenson, réalisé par Edgar Wright (on tue pas une équipe gagnante) avec ses références multiples au cinéma de genre, comics et jeux vidéos, c'est une perle qui à faillit être récupérer par la machine américaine Fox, mais beaucoup de voix se sont alors élevé contre, y compris des créateurs de la série. Va savoir si c'est toujours un projet ou si ce n'est plus d'actualité!

Essayons de faire court sans déborder. Dans Spaced, nous suivons les aventures de Daisy Steiner, chômeuse paumée qui se veut écrivain mais peine à trouver l'inspiration, et Tim Bisley, planté par sa nana qui lui a préféré son "meilleur ami" fourbe et diabolique; Duane Benzie (le Pete de Shaun of The Dead). Les deux largués se rencontrent dans un café et recherche un appartement tout en jonglant avec des jobs alimentaires. Un jour, ils tiltent sur une annonce proposant un appart sous des conditions plus que fantastique. Cependant, la logeuse, très étrange, recherche un couple. C'est alors que Tim et Daisy vont se faire passer comme tel afin de vivre enfin chez eux en attendant mieux. Dès lors toute sortes de rencontres et d'aventures vont nous plonger dans un univers délirant.

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C'est à travers Tim que l'on voit surtout toute une culture pop moderne bien ancré, lorsqu'il arpente les rues sur son skate-board, bossant dans une boutique de comics et dédaignant La Menace Fantôme, allant même jusqu'à renier George Lucas pour cette infamie, et torturé les fans de Jar Jar Binks. Tim, lui même créateur de bande dessinée souhaitant devenir un grand parmi les autres, à un ami d'enfance assez particulier; Mike Watt, qui rêverait de rejoindre l'armée britannique. Parano et violent, il fait surtout penser à un simplet fou de guerre aux côtés de son ami qu'il affectionne tant que parfois ont a l'impression qu'il en pince pour lui.
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Des moments épiques comme le combat de robot, la rave party, les gunfights surréalistes, la journée de paintball délirante, l'apparition de Bill Bailey dans le rôle de Bilbo, Tim brûlant dans son habit de Jedi les goodies Star Wars, font de cette putain de sitcom, le meilleur que j'ai pût voir depuis bien longtemps. Que dire des personnages gravitant autour du faux couple, sinon qu'ils sont plus fou et farfelus les uns que les autres, (Brian is my Husband !) Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour avoir ce coffret en import avec dans la saison 2 l'hommage-o-mêtre où chaque référence est annotée, des DVD aux sérigraphies délirantes, des bonus comme si il en pleuvait, et surtout un jour allez à Londres au 23 Meteor Street comme une grosse connasse de fan et me gausser d'avoir posé le pied là. Mouahaha *rire sardonique*

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"- Tim, The Phantom Menace was eighteen months ago!"

"- I know Bilbo, but it just is still hurts!"

 

 


Et Toc...

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