Paracelsia

† La Madone Anthracite †

Samedi 29 juillet 2006 à 16:30

Enfant, je regardais  énormément de films violents et de films gores, cela me faisait rire, mais quelque chose s'est briser en moi lorsque j'ai assisté pour la première fois à un lynchage, celui d'un clochard dans le métro, et que j'ai regardé les informations télévisés, la violence que j'y voyais n'avais rien à voir… Les vidéos sur l'Apartheid ou encore sur les émeutes de Watts m'ont complètement rendue dingue, ce fut pire lorsque j'ai appris l'Holocauste, l'esclavage et le massacre des Indiens. L'empathie et la peine sont deux  choses que je ne supporte pas, puisqu'ils me mettent dans des états de nerfs incroyable, et chaque fois c'est pareil, je fonds en larmes et je tombe dans un mutisme qui effraye, c'est la dépression. Ma mère me frappait souvent pour que je puisses selon elle avoir une bonne raison de pleurer, elle n'a jamais compris que je puisses ressentir de la tristesse et de la haine en voyant ce formidable gâchis humain partout, tous le temps, je ne peux pas guérir de ça. Le libéralisme sauvage a engendré un espèce de génocide social dont on fait les frais depuis toujours, malgré tout ça, qu'on puisses pompé jusqu'à la moelle le peuple, les indigents montrent les plus faibles du doigt comme la cause de tous et voudraient les éradiquer. J'ai la haine contre toutes ses associations qui sous couverts de lutter contre la misère ou la maladie sont devenus pire que ceux qui provoquent ce marasme de cadavres affamés. J'ai la haine contre ses gens qui sous prétexte d'être en colère mettent le feu partout et se sabordent. J'ai tellement honte pour l'humanité et tant pis si ça passe pour être nul ou bateau, it's evolution baby....
J'en ai marre de me faire entuber sans protection et sans lubrifiants chaque jours de ma vie par les médias, les politiques et les People et certaines "associations d'aides". Je pleure chaque fois que je vois un peuple mourir, des enfants des rues au brésil massacrés dans leur sommeil par des habitants aisés de la ville qui ne supportent pas de voir la misère, je pleure lorsque les gens se bouffent pour de l'argent, je pleure lorsque je vois ma famille mourir dans mon pays parce que les dirigeants sont des monstres et que les Etats-Unis les protègent, je vous jure que ça ne me brise pas que l'on me considère comme asocial ou misanthrope, je suis si écoeuré par cette hypocrisie, ces hurlements étouffées, cette course pour le profit. Ces dirigeants aux sourires carnassiers qui n'hésitent pas à sacrifier des millions de personnes pour pouvoir vivre confortablement. J'ai hurlé lorsque l'industrie pharmaceutique à déclarer qu'elle n'était pas là pour faire du social mais des bénéfices et par là refuser de donner des médicaments aux malades en Afrique, alors que ce sont les premiers à envoyé des gens pour piquer des secrets de potions aux peuples indigènes et leur prélever du sang. Oui, j'ai du mal à comprendre que l'on puisse s'en foutre et préférés s'abrutir avec des choses superficielles en balançant «On n'y peut rien, de toute façon c'est la vie !» j'aurais voulut penser pareil parfois, est-ce mal ? Mais je n'y arrive pas, j'ouvre mon porte monnaie quand on mendie, j'aide quand on me demande et tant pis si la personne pue, j'offre des bières aux clochards, je réponds à tous, pour moi il y a des déchets plus propres que certaines personnes.

Alors j'emmerde la politique, j'emmerde les médias qui aiment fabriquer des mythes et des monstres urbains à coup de montages et de désinformations, j'emmerde SOS Racisme qui disent lutter contre toutes discriminations mais ne prennent pas la plainte d'une fille blanche à cause de sa couleur de peau, j'emmerde les extrémistes et les racistes de tous bords, j'emmerde la Gauche et la Droite, j'emmerde les Galas de bienfaisance, j'emmerde la Charité Stars Business, j'emmerde tous ceux qui se laissent mener par le bout du nez que ce soit par la mode, les stars ou les dirigeants, j'emmerde les gens qui se disent  "normaux" alors qu'ils sont complètement pourrit de l'intérieur, j'emmerde ceux qui profitent des faiblesses des autres pour leur bourrer le crane au profit d'une religion, d'une secte ou autre, j'emmerde David Guetta, Paris Hilton et la Jet-set bandes de parasites friqués qui te crachent dessus alors que des gens les idolâtre, j'emmerde ces cons de la cité qui disent vivre dans un ghetto alors qu'ils n'ont jamais mis les pieds dans une favelas et ne savent même pas t'expliquer le terme du mot, j'emmerde ceux n'ont jamais sut s'émouvoir devant l'horreur et qui fuient les regards des "parasites".

Photographies de William Eugene Smith ©

Lundi 24 juillet 2006 à 21:59


USA | 2000 | Un film de Darren Aronofsky d'après le roman d'Hubert Selby Jr | Avec Ellen Burstyn (Sara), Jennifer Connelly (Marion), Jared Leto (Harry), Marlon Wayans (Tyrone)


Sara Goldfarb vit seule à Coney Island. Mère juive veuve et fantasque, elle vit dans l'espoir obsessionnel d'être un jour invitée sur le plateau de son émission de télévision préférée. C'est dans cette perspective qu'elle suit un régime draconien, afin d'entrer dans la robe qu'elle portera, lorsque le grand soir sera venu. Son fils Harry est en proie à une dépendance à la drogue effroyable et tout aussi obsessionnelle. Avec sa petite amie Marion et son copain Tyrone, ils noient leur quotidien dans d'infantiles visions du paradis terrestre.
En quête d'une vie meilleure, le quatuor est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce, toujours un peu plus, dans l'angoisse et la dégradation...



Quelque chose m'a dérangé, une petite chose, parce qu'il y a un effet dans le film qui n'est pas l'oeuvre propre d'Aronofsky mais bien de Gus Van Sant pour un de ces premiers films Drugstore Cowboy, on s'attendait donc à mieux qu'un effet copie de la part du réalisateur de Pi. Car sinon, Requiem for a Dream serait un film tout à fait parfait pour moi du début, jusqu'à la bande originale. Au commencement du film, les héros ados de l'histoire s'éclatent, se droguent, s'aiment, gagnent de l'argent facile, c'est un beau rêve, mais c'est un superbe leurre, car la descente aux enfers est toute proche. Le film se décompose en trois temps : l'été, l'automne, l'hiver, et va crescendo de pire en pire. Le film proche de Trainspotting frôle la crise d'épilepsie tant le rêve devient acide.

Tourné comme un vidéo clip percutant, le film nous fait l'apologie de la superficialité de nos vies et du" winner" pour mieux enterrer ces personnages et du même coup, le fameux rêve américain. Le régime de Sara devient accoutumance aux cachets, la drogue vient à manquer, l'histoire d'amour de Marion se fissure. Les visages se blanchissent, les yeux se creusent, les dents claquent. Les hallucinations ne sont plus des fantasmes mais bien des cauchemars. Chacun perd un morceau de lui : la raison pour Marion, le bras pour Harry, les rêves pour Sara, et l'innocence pour Tyronne.

Entre cinéma expérimental et sensations fortes (qui va en déranger plus d'un), Aronofsky habille son film d'images chocs et fait forcément réagir le public. En maîtrisant le temps (prise de dope speed, puis tout devient élastique, lent), le jeune cinéaste fait monter la pression jusqu'à l'horreur suprême : électrochocs, scie, partouzes. C'est la déchéance humaine qui est montrée à son apogée, chacun paie le prix de ses fantasmes et se réveillera avec de mauvaises surprises. Revenir de l'enfer pour y rester éveillé. Les excès de chacun sont punis sur fond sonore déstabilisant et lancinant. Les images saccadées et de plus en plus terrifiantes nous nouent l'estomac, nous donnent envie de pleurer, nous font pitié. Mais tout ceci pour nous montrer que la réelle dépendance de chacun de nous est notre dépendance à avoir des rêves et d'y croire trop fort.

Samedi 22 juillet 2006 à 0:13

L'insanité c'est d'aimer sans battements de coeurs et de souffle courts, j'ai toujours eu les lèvres closes pour ces ombres qui ont parcourut ma vie et parfois j'ai eu des lumières, faible et intense par moment. Celle qui brillait plus fort que les autres s'appelait Thierry, ce n'est même pas un prénom original, mais lui l'était. Il arrive dans une vie que l'on rencontre une âme plus grande que tous ce que vous avez connu, qui vous fait rougir, respirer, allez plus vite, cet enfoiré faisait battre mon coeur aussi vite qu'une hélice d'avion.
Un mentor qui tombait bien dans ma vie d'alliénée atomisé, j'ai tout laissé paraître pour lui, j'ai étalé mes blessures à vif et j'ai attendu de l'écoeurer, mais il a fait une chose assez peu commune il a chercher à me savoir au lieu de me tringler. Il avait des mots qui font mal, des mots fragiles qui définissent nos sentiments les plus profonds.
Avec Thierry, il y avait cette jouissance particulière, à l'écouter parler et rire, à l'imaginer, à l'écouter respirer, les chuchotements de ce beau diable m'ont rendu démente et dépendante. Je l'avais dans le coeur, la tête, entres les cuisses, c'était bon d'avoir cette pression là dans ma vie avant. Je me trouvais belle amoureuse, je me suis trouvé laide en attente. Il a cracher en moi un venin insidieu d'une couleur à vous faire pâlir d'orgueil juste un autre jour dans ce jardin aux pommiers tronqués. Revivre inlassablement ces prémices meurtrières de quelques jours maudits.
Thierry est parti sans me dire adieux et sans me haïr ce fut pire qu'un coup de couteau, j'aurais préférer la haine et le mépris, j'ai de suite repris de mauvaises habitudes, au lieu de rester à pleurer dans mon lit, je suis sorti pour m'étourdir l'esprit et m'offrir au premier venu. Je me suis toujours protéger comme ça, écarte les cuisses ma fille, n'embrasse pas, jouis comme tu le peux, mais ne pleure surtout pas, tu n'est pas faible.
De héros, Thierry était passé à mauvais ange, mais je ne lui en veux plus du tout, j'ai eu mon compte de sensations, j'ai des marques en dedans et en dehors, j'ai vu et fait tout ce qui était possible d'être accomplit, j'ai définit mes limites dorénavant. Il ne faut rien regretter, j'ai des souvenirs brillants, des vaseux et des atrocités, le miracle que cet ange à réussit sur moi, était de m'apprendre à pleurer sans en avoir honte et me rendre moins mauvaise, je lui en suis toujours reconnaissante. J'ai un jour rassemblé toutes ses lettres et je les aient ficeller avec un ruban bleu, ce qui en sorcellerie délivrerait quelqu'un d'un envoûtement. Cela ne fonctionne pas du tout, mais tant mieux, car lorsque tout va mal je me replonge dans la faierie de ces mots si doux, de cette chaleur de tout cette tendresse pour moi, car c'est toujours présent en moi.
Orgasme d'amour...



Mercredi 12 juillet 2006 à 1:47

Je suis arrivée en France à l'âge de 7 ans, déjà accros à Indochine, George Michael, Madonna et Mylène Farmer, pour sûr, j'étais déjà une cause perdue pour ma mère. Vint ensuite la découverte de la télévision et l'apparition de mon premier groupe d'Heavy Métal: AEROSMITH. Steven Tyler avait des lèvres qui me fascinait et un déhanché assez étrange, Joe Perry me rendait dingue avec sa guitare, mais surtout la musique, cette musique me rendait complètement folle. Je n'ai pas sut ce que s'était, ni comment ça s'appelait, mais dès lors tout les sons du genre m'ont happé à eux et ont sauvé mon enfance de misère et de tortures: Motley Crüe, Guns N Roses, Bon Jovi, Twisted Sisters, Manowar, Iron Maiden, Alice Cooper, et surtout Metallica qui m'a permise de me défoulé autrement qu'on me lacérant. J'étais devenue une métalleuse sans comprendre et sans le savoir. C'était difficile au début, à l'école Primaire, tu te fais reluquer comme une extra-terrestre parce que tu te fringue comme un sac à pain, tu cherche un look qui pourrait coller avec les groupes qui te fascine, hors à la petite école, dans ma commune, ils étaient tous des petits rappeurs nés ou des fils à papa qui suivent le mouvement.

Au collège ce fut pire, j'avais tendance à citer des noms de tueurs en séries, écouter du Classique, aimer la Littérature et ne pas aimer la mode ou les magazines peoples. J'ai eu des amis pourtant, mais dès qu'ont le pouvaient, on me faisait comprendre que j'étais anormal et pas clair. C'est alors que je fais la rencontre de mon futur meilleur ami, fan de Sépultura, Metallifan pour toujours, plus grand que moi et très sympathique qui m'a fait connaître le monde du Métal. Je fais aussi la connaissance d'un autre fan de métal dans mon école de petit caïd à la "norme". Vous devinez? Mon petit camarade d'école, avec son manteau en cuir noir et sas cheveux blond et ses yeux clairs est devenu pour tous le raciste de l'école, il l'était forcément vu sa marginalité et ils l'ont lyncher comme des fous, j'ai eu mal, il y avait du sang devant les portes de l'école. Ce fut une rupture complète avec ma vie d'avant, j'ai laissé mes sois disant amis pour être enfin moi même sans que l'on me demande de changé à tout bout de champs. Lorsque j'ai fait toutes ses tentatives de suicides plus jeune, on a tout de suite accusé ma musique, mes groupes, satan était déjà dans les bouches de mes parents, alors que c'est le Métal qui m'a permise de sortir de ma merde et de continuer à lutter. Cette musique c'est comme un feu, c'est une boule dans ton corps qui explose et te donne un pouvoir étrange, celui d'être la personne étrange au milieux de tous, la personne qui emmerde le monde et qui se sent puissante malgré les regards et les commentaires. Dans la fosse, j'ai envie de pleurer et de jouir tellement la musique résonne en moi, tu hurles, tu pogotes, tu crache ta colère et tes frustrations, tu fais peur, tu te fais écouter, tu assumes, tu assures. Quand j'entends Marc Olivier Faux-Cul dire que "Les métalleux sont des gens dangeureux qui pillent les tombes et qui glorifie le mouvement nazi et sataniste." j'ai des envies sanguinaires oui...

Lorsque je vois la nouvelle génération je me met à rire forcément, ces petits boutonneux qui se plaignent sans cesse sur leur blog ou ailleurs "Ouiiinnn j'en ai marre des gens intolérants, laisser moi, je vous ai rien fait, vous êtes des moutons pas moi, je te bloque si tu dis des choses méchantes, je vais me suicider, gloire à satan, j'kiffe Avril Lavigne, j'ai été gothique, je suis gothique et je veux mourrir ou m'habiller au Grouft, j'étais fan de Slipknot l'année dernière, Manson c'est Dieu, c'est quoi Emperor?... etc etc...", Bon sang, les jeunes, c'est votre musique, assumer vous, assumer la, assumer votre différence et cultivez là au lieu d'en faire un phénomène de petits branleurs fans de gamins débiles genre Sum 41. Essayer de comprendre les étapes à connaître les débuts où tout à commencer, y'a pas à chier une cannette, Black sabbath, Cannibal Corpse, Judas Priest, Led Zepplin, Dio ou Slayers sont des précurseurs et non des nouveaux groupes à la mode. Réveillez vous, et envoyer chier ceux qui vous emmerde, moquez vous des autres, soyez moins naze, pensez par vous même, n'ayez pas honte, ne rejettez pas ce que vous êtes, sauvez la face!
J'ai été catalogué de différentes façon, traité de tous les noms, mais les écouteurs sur les oreilles, ont ne craint plus rien, l'extérieur n'est plus pour toi. De "sale sorcière", à "Mercredi Addams", j'ai toujours jouer le mépris jusqu'à ne plus ressentir de gêne...
J'ai 24 ans aujourd'hui, je suis bien dans mes bottes et mes apparâts noirs. J'ai un cerveau et une sensibilité que cette musique m'a permise de développer, si tout le monde y voit une culture de satanistes et de débauchés, je les emmerde, ce n'est pas mon problème, pendant qu'ils s'égosillent et trouvent des théories débiles à ce genre, nous sommes toujours chaque année, des millions voir des milliards à grossir le groupe, tout ça forme un énorme doigt pour leur dire à tous "FUCK EVERYONE".

Je suis mon propre Dieu, je suis mon propre Diable, je suis mon enfer et mon propre paradis, et je suis foutrement plus saine que ces gens qui se disent être dans la "norme". Voici ce que cette musique m'a apprise et bon sang j'aime ça...

HOMMAGE A SYD BARRETT MORT LE 07 JUILLET 2006

Illustrations de James Jean ©

Samedi 8 juillet 2006 à 3:17

Le journal (intime ou de bord) partagé est une pratique courante en Corée du Sud, ces carnets permettents d'extérioriser et de partager dans la confidence ses craintes, ses obsessions, ses blessures, ses secrets les plus intimes. Je l'avais déjà expliqué pour le film Memento Mori.

Bref, ayant écrit un article sur ma longue journée d'hier et l'ayant perdu parce que mon ordinateur a décidé de s'éteindre seul, par miracle, comme les orgasmes d'une nymphomane rassasiée, j'ai décidé de lancer un appel, plus par défis qu'autre chose, j'aimerais commencé cette expérience avec quelqu'un ou quelques-uns (habitant(es)s de Paris, grosse poitrine, gros légumes à l'esprit ouvert je te veux! Toi aussi habitant(es)s d'ailleurs...).
Rappelez vous tout de même que j'ai 24 ans et que les mals de l'adolescences ne sont pas ma tasse de thé, en résumé, je ne suis pas votre Jeune & Jolie Magazine. Sauf bien sûr si vous savez écrire et vous exprimer.


Aussi pratique qu'une annonce hot, et inutile qu'un chat d'épileptique, je vous souhaite à tous de bonnes vacances. D'ici là, faites des erreurs pratiques!
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Photo de xAsukax ©

Lundi 3 juillet 2006 à 17:48


Japon | 2004 | Un film de Tetsuya Nakashima d'après le roman de Novala Takemoto | Avec Kyoko Fukada (Momoko Ryugasaki), Anna Tsuchiya (Ichigo Shirayuri), Hiroyuki Miyasako (Le père de Momoko), Ryoko Shinohara (La mère de Momoko), Sadao Abe (Unicorn Ryuji), Yoshinori Okada (Mr le Président de la boutique de Lolita), Eiko Koike (Akimi), Shin Yazawa (Miko), Hirotaro Honda (Le chef des Yakuzas), Kirin Kiki (Grand-mère de Momoko), Yoshiyoshi Arakawa (L'épicier)

Admiratrice et passionnée de la période Rococo, des robes à froufrous et d'ombrelle fantaisie, Momoko est une fille à part qui possède une philosophie de la vie assez particulière. En grandissant, elle choisit une mode qui lui va et adopte le comportement Lolita qui sied bien à sa passion du Rococo. Un jour pourtant, sa vie va changer avec l'arrivé de Ichiko, yankee des Ponytails, un gang de filles en scooters.
Habitant en compagnie de sa grand-mère et de son escroc de père qui a été contrebandier de Versach (Versace) et yakuza repenti, Momoko la solitaire passe son temps et ses jours à manger des douceurs, rêver et broder. Ses moments d'actions sont celles qu'elle passe dans sa boutique de vêtements préférées. Ichiko la violente et turbulente yankee qui aime donner des coups de boules à tout va, crier et cracher par terre va considérablement perturbé ses habitudes.

Ce film est franchement délirant, débile pour certains, c'est un OVNI dans tout les sens du terme, mélange de manga et de sous culture nippone Pop, c'est frais et acidulé. Il accumule tous les clichés du Japon avec humour. Bien évidemment, certains effets peuvent agacé, mais c'est du mauvais goût assumé. Le film ne propose pas d'explication sur la culture pop japonaise exporté chez nous, mais c'est vrai que parfois j'ai l'impression d'y voir une ironie sur la jeunesse en quête de repère et de nouvelles identités, ou encore une critique sur le « clonage » actuel que suscite la mode ou une envie profonde d'appartenir à un groupe. Pour les fans d'Otakus et d'histoire kitsch complètement barge, vous allez apprécier.

"Kamikaze Girls" est l'adaptation du roman de Novala Takemoto intitulé "Shimotsuma Monogatari" soit "Contes de Shimotsuma". Le jeune romancier serait, dit-on, connu pour ces livres à l'encontre de la jeunesse, aucun de ses romans d'ailleurs ne s'est vendu à moins de 500 000 exemplaires au Japon.

Afin de faire un film sur la jeunesse pop et changeante du Japon rien n'était plus logique que de prendre deux stars bien ancrés dans cette réalité, Momoko et Ichigo sont interprétées par des stars de la musique japonaise, c'est-à-dire, Kyoko Fukada, idole de la pop depuis qu'elle à 15 ans, et Anna Tsuchiya, la métisse d'origine américaine et leader d'un groupe rock très populaire au Japon. Le tournage n'a duré qu'un mois et de nombreuses stars de l'underground japonais ont acceptés de tenir des petits rôles pour le moins ridiculement drôle. Yoko Kanno qui est une compositrice très connu (que j'adore d'ailleurs) de manga célèbre et culte tels que Jin-Roh, Ghost in The Shell, Escaflowne, Cowboy Bebop, Macross, La guerre de Lodoss, Card Captor Sakura, X, s'occupe de la Bande Originale. Il était normal que le film connaisse au Japon un énorme succès, et ça fait très plaisir qu'on commence à trouver des distributeurs pour la France, car j'avais vu ce film en 2004, mais sans traduction française il était plus que difficile d'apprécier la chose (d'ailleur si l'on pouvait faire la même chose pour le film "Nana"...).

Anna Tsuchiya est Nana Ozaki dans l'adaptation filmique du shojo qui a battu tous les records dès sa première apparition. Le couple qu'elle forme avec Kyoko Fukada dans "Kamikaze Girls" rappelle étrangement le couple avec Aoi Miyazaki (Nana Komotsu aka Hachikô). Yankee et Lolita fan de rococo, et Rockeuse et fille fragile, niaise au possible, improbable couple s'aimant pourtant, se cherchant, car la diversité rends parfois l'autre plus fort où la met face à une autre différence qui ne peut lui faire que du bien.

Momoko est une fille froide, fan de l'époque rococo Française (se traduit par la frivolité, les couleurs et la décadence, la douceur de vivre…) qui n'a pas d'amis, qui est très fière d'être Lolita et a une philosophie particulière sur la solitude rencontre la yankee Ichiko (sorcière) qui se nomme en fait Ichigo (fraise et c'est vrai ce n'est pas bien vu pour la fille d'un gang). Cette dernière assène des coups de boules à volonté, est prisonnière des règles d'un groupe et de sa dépendance à ce gang, sa rencontre avec la très indépendante et bizarre Momoko va la pousser à établir ses propres règles et continuer son chemin seule. Philosophie de comptoir sans doute, mais délicieusement mise en scène je trouve, même si ça fait cliché niais sur l'amitié et l'amour et que cela peut parfois retomber dans une mièvrerie agaçante, j'ai adoré.

Le film est limite fait comme un manga, exagération de certains effets, des visages tordus par des expressions que les fans de ce genre reconnaîtront. La séquence animé sur la terrible Himiko a été faite par Yojiro Nishimura et produite au Studio 4°C ce qui est normal puisque Tetsuya Nakashima est un réalisateur très influencé par le manga et l'animation japonaise, il a d'ailleurs déjà dirigé des productions animées comme les pubs Gatchaman 2000.

La culture Otaku est une sous-culture qui passionne les Japonais et qui a d'ailleurs conquit le monde occidental depuis bien longtemps et le phénomène s'intensifie grâce aux produits dérivés aux O.A.V. et O.S.T. ainsi que le Festival de la Japan Expo (pour l'édition 2006, Anna Tsuchiya sera d'ailleurs présente pour chanter les chansons du film Nana). Grâce aux mangas, les jeunes japonais ont sans doute l'impression de revêtir une personnalité qui leur plaît et change leur quotidien pour le rendre extraordinaire, c'est la mode des Cosplay où l'on s'habille comme notre héros de mangas ou de jeux vidéos favoris. La mode au Japon nous fait toujours halluciner, mais moi je trouve ça assez chouette, il en faudrait aussi en France pour changer quelques mentalités.

Au final, "Kamikaze Girls" à pour thème la recherche d'identité et de destiné, un manque dont souffre la plupart des gens, pas besoin d'être japonais pour cela. 

Photo ci-dessus du romancier Novala Takemoto ©

Samedi 1er juillet 2006 à 1:50

Il m'est arrivé quelque chose d'assez étrange hier, mais cela m'a fait un bien fou. Je sais enfin que je suis complètement accros à mon choufleur décomposé. Il a réussit à me faire frémir comme ces fantômes du passé.

Je suis resté amoureuse d'un garçon pendant plus de 15 ans, ensuite, je me suis éprise d'un vieil artiste bohème qui avait le pouvoir de me faire jouir juste en prononçant mon prénom. Seulement voilà, après 3 ans et 10 mois avec le choufleur, je ne ressentais toujours pas ce genre de chose, cette espèce de boule de chaleur intense qui vous traverse le corps et vous fait frémir, vous avez dès lors envie de vous soulager n'importe où et de le maudir en silence cet Être qui semble avoir plus d'emprise sur vous qu'une charlotte aux fraises.

Je revoyais ce petit garçon têtu et rebel qui aimait cogner et recevoir des coups partout, pendant plus de 15 ans j'ai entretenu le mythe d'un "bad boy" au coeur tendre qui aimait me chuchoter des mots salaces à l'école primaire et qui essayait de me protéger sans trop s'impliquer. Pour me venger de ne pas l'avoir, bien sûr que la petite idiote que j'étais à fait n'importe quoi, et ça me faisait hurler de rire lorsque sous la table de la cantine, les garçons me faisaient des débilités incroyables, juste parce que je savais que c'était son trip à lui. Comment raconter que l'on se débauche pour oublier l'amour et ne pas se laisser anéantir par la haine, se laisser faire, se laisser massacrer juste parce qu'il ne vous aime pas comme on le voudrais, parce que vous avez des secrets bien trop moche.

Petite, on m'a toujours pointer du doigt, je n'avais pas d'autres choix que de subir et ne pas me plaindre, parce que forcément, c'est moi qui provoquait les horreurs que l'on m'infligeait (thanks mom!). On m'a imposer des docteurs, ainsi qu'un psychologue idiot et toujours j'ai fermé ma gueule, ma mère n'aime pas le scandal. Alors, quand l'homme bobo est entré dans ma vie, j'ai crut pouvoir faire ce que l'on m'a toujours interdit sous peine de coups: pleurer. Mais l'empathie est une horreur, j'ai détesté cela, s'apitoyer sur mon sort... Quelle horreur! Je n'ai jamais put finir le récit de mon enfance et de mon adolescence puisqu'il pleurait à ma place, il me volait ma colère et mes sentiments, je cherchais une oreille et pas la compassion, elle ne me servait pas, alors il y a eu la passion, le sexe sauve toujours tout et améliore ma vie avec les autres. Je reçois du plaisir, des mots et de la chaleur, lorsque cela deviens extrème, je me sens exister. Mon ami bobo m'a donné des frissons à en décrocher la machoire de la Joconde, mais il m'a aussi assasiné, car il sentait une soi disant douleur en moi qui l'effrayait, un amour beaucoup trop fort qui le troublait... Les hommes ont de ces excuses!

Mon choufleur était fragile et timide, il faisait tout à l'envers, le genre de garçon qui me donne envie de tout lui prendre et de partir le lendemain sans nouvelle. Mais il a fait cette chose bizarre et inattendue qui m'a persuadé de rester; le bougre ne couchait pas le premier soir, ni le second, ni la première semaine, ni la seconde... Pour le défi, j'étais resté. Alors je lui ai raconté avec mes spasmes et mes cris mon histoire, le choufleur ne fuit pas (c'est bien connu) mais il se marie en salade et s'effeuille comme une madeleine, et cela ne m'a jamais rebuté, puisque c'est le premier garçon qui m'a embrassé sur la bouche. Et hier, j'ai ressenti ce frisson, fini le bobo et l'amour de la petite école.
Je suis une pastèque presque mûre avec énormément de pépins, je serais mangeable le jour où je pourrais tout raconter...

Tableau d'Egon Schiele ©

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