Paracelsia

† La Madone Anthracite †

Samedi 2 juillet 2011 à 0:38

 http://paracelsia.cowblog.fr/images/TeijiHayama38.jpg"Oh mon dieu je ne suis pas une star du net!" C'est ce qu'un jour j'ai entendu bien malgré moi lors d'un vernissage d'un quelconque photographe qui nous jouait exactement ce que tout le monde faisait sur le moment (Pin-Up, Piercing et Freaks surfaits de filtres ou de montage mécanique). Sur le moment ça m'a vraiment fait rire puisque je savais que des starlettes du web sévissaient sur Parano, Access, MySpace et ailleurs en s'autoproclamant méga intéressantes (heureusement qu'à un moment les Suicides Girls ont fait portes ouvertes).


Certes je suis discrète, je me faufile souvent dans ce genre d'évènement pour l'amour de l'art, pourtant, à un moment, ça m'a surtout tapé sur le système tous ces gens que je voyais partout encore et encore à faire des courbettes et de la lèche mal placé comme si être là, rayonné près de l'artiste Pompom qui lui-même finit par céder et devient imbuvable tellement il se sent kiffer, fait de vous quelqu'un de trop chouette. Bien entendu, tu finis aussi par entendre ces gens employés le mot UNDERGROUND et là tu as juste des envies de mettre la main devant la bouche complètement effarée tellement t'as cru entendre un gros mot! (Mais où veut-elle en venir cette grognasse?) J'ai traîné ma carcasse invisible dans ses soirées où être Hype voulait dire cocaïne, sérieux, pin-up, anorexie, mode et transformation corporelle mignonne, malheureusement toutes ses nanas et ses types finissent par ressembler aux portraits que l'on fait d'eux, des clones photoshopé, c'est zolie, mais ça finit par lasser.

Pourtant, je remarque que ces gens que je finis par apercevoir sans avoir envie de les approcher deviennent en quelque sorte des "personnages" reconnut dans ce qu'ils font. Je ne fais ni de visuel, je n'aime pas courber l'échine et le dessin n'en parlons pas, j'ai autant de talents qu'un Mangaka raté qui se serait trop branler donc c'est moins intéressant de s'attarder par ici et je le comprends. Si mon profond désir en créant ce blog a été que l'on déchiffre mes crottes et que l'on me laisse des tas de mots à dévorer (j'adore lire les gens mine de rien!) je n'ai jamais voulu céder aux options de "promotions" et de racolage pour amener les gens à moi. Je ne suis pas Marc Lévy (putain heureusement) ni Stéphanie Meyer (putain d'angoisse) je passe mon temps à raconter des histoires étranges qui font fuir et ne m'intéresse pas à ce qui fait le buzz, je ne suis pas douce, les gens m'enragent, je n'ai confiance qu'en moi, je n'ai pas de conseils tendances, rien de mignon à montrer, je n'ai pas un milliard d'amis qui pourraient me soutenir et lorsque je vois des personnes si intéressantes que ça leur sort par tous les pores et qu'elles restent dans l'ombre de ces "stars" du web (au final cela reste restreint, mais je me les tape sans le vouloir) ça reste injuste. Je ne comprends pas pourquoi une Margritis, Fée Brile, Zapan, Roger Unter, Plaethore, Atom, Zéphirin, Géro, Hikiko, La Cause, Digital, MsÂly Kâ, Amande, Hékate, Uekte, Babylone Chaos, Tilia, ne sont pas ceux et celles que je vais voir, entendre, lire, admirer, découvrir en tant qu'artistes qui impressionnent et dont on parle largement.

Tellement perdus mes illusions qu'au vernissage d'Akiza, marque chérie,  je passais mon temps à fuir l'artiste qui a l'air sympa pourtant, mais que voulez-vous je ne veux pas faire la groupie qui déchante, je préfère être la fouine qui dégote ni vu ni connu. J'ai très certainement peur de faire comme tant d'autres en soirée ou au vernissage et faire la vendue afin de me faire remarquer, "Mais ouiiiiiiiiiii c'est un ami (pose de diva, touche les cheveux, fume sa clope noire ou rose), oui je sais, je sais, mais en vrai il est comme ça, adorable. On se voit souvent! Moi, moi, moi et moi quoi!". Forcément si on me fait le coup de me balancer "Je suis la pote de Punish" qui musicalement me fait autant de bien qu'une fraise qu'on enfonce dans la gencive, il ne faut pas s'étonner de me voir faire la blasée et m'entendre dire des choses vexantes.

J'adore être secoué peu importe qui y parvient et je voulais être cette personne qui émotionne sans avoir à justifier quoi que ce soit. Au final, j'écris mais c'est triste d'être la seule à se relire, c'est pourquoi j'ai tellement souhaité être lut et critiquer. Jubiler quand on est le bout de viande du mois, du jour ou de la semaine n'est pas ce dont je rêve, peu importe pourvu que l'on soit lu pour de bon avec tout ce que cela implique. Cette fois, je tente ma chance voire si cela fonctionne avec beaucoup plus d'estime de soi!

(Si vous n'avez rien compris à ce pavé indigeste c'est que vous êtes sain!)


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                                                                                                                                               Illustration de Teiji Hayama ©

Mercredi 29 juin 2011 à 2:54

http://paracelsia.cowblog.fr/images/AtsushiSuwa.jpgCa vous déchire les boyaux, ça ne sert strictement à rien à première vue, mais cela vous met dans des états proches du chaos et voilà que vous vous mettez à y croire encore, même si ce n'est pas le rêve de votre vie ou un but en soi. D'ailleurs ces battements invisibles que je ne cesse de vouloir renflouer parviennent tout de même à l'atteindre. Ca saigne à nouveau et ça fait bigrement souffrir, cela pique de traviole et cela vous change en princesse imbécile qui ne peut plus se passer d'une odeur. Hurler l'absence, convoquer sa présence, ça vous rendrait presque féerique de vous découvrir une passion pour un Être vivant. Ca s'éparpille pas mal, mais ça se recolle vulgairement, étrangement, j'ai pulvérisé ce qui battait déjà en dedans, le frein qui actionne tout et j'ai erré sur un plateau de théâtre afin de ressentir à nouveau une quelconque envie, danser ivre morte pour restaurer la frénésie, que ça vibre merde! Si un jour j'ai eu ce regard si intense à son égard c'est que j'avais sans doute fini par récupérer ce putain de coeur qui foutait le camp! Mardi, jour saint, la chair a fondu et s'est révélé moins douloureuse que je ne le croyais, puis les semaines saintes ont été teintées de douceurs érotiques et ébouillantées. Putain d'inconnu qui a fait tout chaviré en un regard, en un geste, je promets de tout garder indélébile afin que rien ne meurt plus...

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Illustration de
Atsushi Suwa ©

Lundi 18 avril 2011 à 1:55

 

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C'est avec une élégance détestable que mon coeur s'est mis à cogner sévère, lorsque sa bouche a dessiné un sourire terrible sur son visage pour m'accueillir. Comment j'ai pu me laisser impressionner à ce point sans comprendre que ce drame-ci allait devenir la plus belle chose qui soit arrivée dans ma vie. J'ai cru pouvoir éviter ça comme une grande, vu le temps que cela m'avait pris avec le cafard, mais là d'un coup ça m'a illuminé le bide, exploser la rate, fait saliver l'estomac, ça pétillait partout et oui bon sang, j'ai bien crû avoir chopé la crève. En fait j'étais atteinte par ce pédé de Cupidon, cet enculé de petit con joufflu qui s'éclate avec ses flèches de merdes. Saloperie de coup de foudre qui te fait culpabiliser et qui te déboussole d'un coup alors que tu es censé tout contrôler pour éviter les problèmes. La Madone a fait quelque chose d'incroyablement stupide, elle a nié, puis elle a sué à grosses gouttes avant d'avouer son addiction, tandis que le cafard devenait encombrant, plaintif et absolument irritant, elle a cru pouvoir sauver son couple comme elle aurait pu sauver un black de policiers Texans.Tellement paumé qu'elle a accepté le mariage! Comment ai-je pu me laisser détruire comme ça jusqu'à dire stop et tout reprendre en main cette année alors que j'aurais pu le faire depuis belle lurette?! Je n'ai pas encore de mot pour décrire la situation, malheureusement huit ans ne valent pas tout ce que je suppure avec El Paquito à présent! Trois ans à jouer au chat et à la souris ça épuise irrémédiablement, comment laisser tomber une explosion de sensations? La désintoxication finissait par ronger la peau, ça pourrissait tout en dedans, la Madone commençait même à ressembler à une version junkie noire de Nikki Sixx, alors j'ai cessé de vouloir à tout prix être guérie. En ce moment, je ne reconnais pas la Madone et inversement, ça lui filerait des hauts le coeur si elle pouvait se voir de l'extérieur. Pourtant, s'entendre répéter que ce n'est pas de la faiblesse de ressentir toutes ces bisounourseries, d'éprouver et de le dire tout haut sans que tout remonte dans la gorge c'est assez salvateur. Je me surprends à être câline, prolixe en mots doux et avare d'amour, ça me tire dans les bronches de respirer son odeur et de m'enfouir si loin contre lui que je peux plus m'en détacher, c'est dur à écrire et je me filerai bien des gifles, mais la maladie est là et ça fait un bien fou d'être atteinte aussi violemment! Je crois qu'après lui je ne pourrais plus jamais rien définir d'aussi beau.



PS: Même pas honte d'abord!

 


Mardi 3 août 2010 à 16:55

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J'ai mordu la poussière, c'était il y a peu pour beaucoup et pas grand-chose. J'ai la langue assassine et douloureuse des colères intenses et des fureurs du réveil. Tôt ces matins, c'est à croire que je sens encore l'odeur du vampire sur moi que je veux encore assagir ma violence dans la sienne. Avec des si on refait le monde, si je les sodomisais tous pour voir? Ni solaire, ni lunaire, je béatifie mes émois, plonge mon monde dans mes ennuis cycliques et quantifie mes agonies. Aujourd'hui je peux oser dire que je suis épuisé et que je m'aime moitié. Que la farce qui régit ce tout baveux est ma réalité aussi et qu'il faut bien composer avec ce Jeu de Rôle gigantesque où au final on s'amuse à jouer sa propre usage. Je m'en vais donc reprendre mon rôle de Paracelsia Le Saigné et ôter ce voile de lamentation afin de réhausser les couleurs de ce blog si sombre (oui mais encore faut-il vouloir le faire). On dépoussière... Une déco pastel dégueuilli de tripes et de bouts de viscères afin de fêter ses 29 ans ça le fait non? Merci donc pour les cowbloggueurs que j'ai pût rencontrer irl et que j'adore. Mon seul regret étant de ne jamais pouvoir croiser elle, lui, elle, elle, elle, lui, elle et lui...

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- Création de Margritis
©
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Lundi 31 mai 2010 à 23:00

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Ca
colle à la peau comme une plaie qui ne cicatrice plus, le soucis c'est que ce genre de fuite me plait, j'ai tendance à provoquer la petite écorchure avec n'importe quoi simplement pour ressentir quelque chose. Ca fait mal, cela pique aux yeux et ça déchire l'épiderme, je cris donc j'existe, je souffre donc. Rien ne m'est moins égal que ma respiration, mes paupières qui s'entrouvrent, éprouvent le monde et mon visage éberlué de chouette moricaude qui n'y comprend rien, mais fait semblant d'adhérer. Je suis moi-même lorsque je suis seule et que je tranquillise mon âme sur les vicissitudes du monde et ses abominations, c'est comme ça que l'on se guérit seule d'absolument toutes les infamies, de ses douleurs et obsessions. Respire, pleure, mais surtout répare toi seul, la mécanique sonore de votre Être sait bien qu'elle doit s'écouter dire la vérité au moins une fois loin des autres, on ne se ment pas à soi-même ou alors on élude, on obscurcie ce côté pour ne pas avaler le monde, ne submerger personne de ce trop plein d'espoir... Celui tout à fait étrange de ne plus exister aux yeux des cons!

C'est toujours avec un énorme vide à l'estomac, des viscères noués que je m'éveille aux châtiments, je suis automates dans une vaste plaisanterie, un jeu d'échec cruel et imprévisible ou chacun cherche sa place, sa foi, ses lois, ses envies, ses bonheurs. Et si je comble ce vide avec ce que beaucoup appellent des sottises, si j'apprécie de me faire pervertir par certains alors que je devrais rester sage face à mes propres envies (n'est-ce pas monsieur!), il n'en reste pas moins que ce qui me plaît le plus c'est d'écouter quelques mélodies acides, la plume dans la main, l'alcool dans l'autre et l'ivresse comme doigt d'honneur. La chouette n'y comprend rien, elle continue à aimer cette farce malgré toutes les tortures affligés.

Je vous dis bonjour à nouveau. Et profite de ce billet pour trouver des lecteurs afin de me faire des critiques de mes deux recueil de nouvelle. C'est long et peut-être pas intéressant, mais j'en ai besoin. Paracelsia a décidé de faire campagne.

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Félicien Rops ©

Mercredi 17 février 2010 à 18:12

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Les lèvres défendues d'un adonis aux épis d'or, au torse imberbe à la cambrure désarmante, j'ai rêvé d'une guérison d'un coup de baguette magique, avec des maladroits aux zizis consternants, aux effluves sonores impures et aux figures grimaçantes qui confine aux grotesques lorsque la jouissance essaye de se frayer un chemin vers la sortie. Au départ ce n'était qu'un peu d'aventures pour brader l'ennui, tromper l'amour qui vous échappe, vendre les cuisses qui se déballent, se découpaient sur un fond acoustique afin de ne pas entendre les crétins se saboter. Je rêvais d'être prise par mon amourette de petites filles aux cheveux d'or, aux pupilles mordoré piqué du vif de son arrogance et de sa générosité, mais cela se passait toujours très mal, les chiens ôtaient leur masque, se vidaient dans ma fosse personnelle en me promettant la lune et les étoiles tandis que je prenais des poses compliquer pour me cacher et ne pas montrer comme je me bidonnais de leur mensonge et de leur maladresse incroyable. Le problème avec ses zizis sans manche c'est leur propriétaire et leur capacité à croire que la femme est un objet amovible et que tout comme un légo, chaque partie de notre corps peut donc se mouvoir, se déplacer. Un téton serait-il un chewing-gum, un bouton de radio ? Si je tourne la mamelle est-ce qu'elle me chantera « Beat it » ? C'est surprenant leur orgueil à penser qu'ils ont été bon, pas correct, mais génial. J'ai toujours adoré les entendre se gausser ou poser des questions pathétiques sur leur performance, les plus pitoyables rajoutent un « baby » à la fin de la question et vous savez que si vous n'étiez pas énervé contre cette perte de temps avéré, vous auriez ri sans cesser de sitôt.

Mon seul tort est de dire la vérité, même si c'est épineux et pas gentil (c'est surtout malpoli de rater la dame ! Ca rends mauvais !) au pire cas, rire pendant l'acte parce qu'il faut bien avouer que certains hommes n'ont pas réussi à sortir de leur séance de pornos et que n'est pas Rocco Siffredi qui veut, nous assistons, le plus souvent au tour des gaffes les plus hilarantes (et douloureuses) du moment,
si par chance, vous ne vous taper pas un boucher qui prend votre vagin pour le cul de la dinde qu'ils vont fourrer de farce ou du tuyau de voiture qu'ils dégraissent alors que le but principal est de faire jouir pas d'égratigner ou de tordre. Messieurs, le clitoris n'est pas un marshmallow et non, ça ne se mastique pas. -Tiens-  dis l'homme de Néanderthal, tout exciter d'avoir pensé à ce moment de luxure toute la nuit et la journée, déjà nu alors qu'on écarquille les yeux sur la bête vicieuse, -si je la mordais partout comme dans Le Seigneur des Anus III- et vous voilà dans un remake classé X de Piranhas, vous dites aïe, mais il faut croire que c'est un jargon étrange pour dire « oui » le fauve est lâché, -je te mords, je te retourne, tu me suces, j'adore, je te tiens la tête... oh non t'aime pas ? Bon euh, ok, vas-y baby suce moi les boules, oh oui t'es chaude là hein, putain t'es bonne, attends tu me sens là ? Ah bordel je kiffe ! Branle moi le cul ! Pourquoi tu rigoles ?- Bref, il n'y a plus rien qui circule en haut, cela donne le monologue de la bite dans toute sa splendeur tandis que vous êtes fasciné par la moindre connerie dans la pièce, que vous vous rappelez d'une course à faire et que vous vous demandez quand finiras votre calvaire entre deux coups de reins dichotomiques, parce que vous avez mal, que vous ne mouillez pas, qu'il vous bave dessus et pire, transpire comme un boeuf, que vous avez simplement l'impression de passer à la poêle, la perte de temps dans toute sa magnificence.

 

 

Vous vous en tirer si possible avec des bleus, une crise de fou rire intérieur, une poilade future entre copines et une promesse de non-retour ! Il y a de rares exceptions parce que la faim vous tiraille et que l'alcool ça fait croire à tout, vous tenter encore et cela empire pour le coup numéro 13, vous vous promettez de ne même plus le toucher avec les doigts... Jusqu'à la prochaine cuite.

Mais ils ont trouvé la parade pour ne pas se sentir plus mauvais qu'ils ne le sont, vous devenez la coupable de votre frustration (puisqu'il ont finit de se vider), vous êtes assurément frigide puisque pour leurs ex, ils étaient une bonne affaire. Vous vous dites alors que c'est moche d'avoir des consoeurs qui simulent et qu'une fois ça suffit, vous n'alliez pas faire le travail qu'elles ont bâcler par amour par obligeance ou par flemme.

Bienheureusement, il arrive que vous y allez en traînant des pieds avec le type numéro 15 qui n'est pas très bavard et hausse les épaules comme s'il voulait fuir pour éviter de vous décevoir et c'est l'apocalypse sans nom, sans vous en rendre compte, vous avez tout qui chavire, Numéro 15 sait qu'il n'est pas tout seul dans le carré de lit, que votre corps existe, que le bout de ses doigts, de sa langue et le sommet de son pénis suffit à vous faire monter très haut, que la bestialité, c'est bon quand vous ça reluit en vous, qu'il vous regarde droit dans les yeux et qu'au fond ça tremble, ça brûle du tonnerre, que ça chauffe sans s'arrêter, que ça coule même après pour des rounds suivants. Numéro 10 sait que vous mordillez là fais plaisir, que vous débitez des cochoncetés en vous regardant dans les yeux pleins d'assurances suffit. Le sourire d'un homme plein de vice et de promesse tenues, ça vous rend accro aux zizis qui penchent à gauche, qu'être aussi sauvage que vous, cela aggrave votre insomnie et que même après ça vous file des frissons jusqu'à la plante des pieds. Numéro 6 avait le don de vous électriser avec sa voix et vous rendre ivre sans même vous toucher. Numéro 1 reste le fantasme enfantin de votre coup de coeur de primaire et donc le tueur favoris de vos nuits de plaisir solitaire. Malheureusement, ces bons numéros dans le paradis du sexe ne sont que problèmes dans l'enfer de la vie et vous vous dites qu'heureusement vous êtes une femme qui a des couilles et que votre bonhomme sans histoire vous attends à la maison pour se moquer de vous, cela vous fait redescendre sur Terre !

 

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Photo de Symon Chow ©

Samedi 6 février 2010 à 0:37

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Mes parents reviennent de loin. Dès que j'ai vu ma mère, je l'ai serré dans mes bras, malheureusement, cette parenthèse d'intimité entre nous n'a jamais eu lieu, donc c'est avec bizarrerie et maladresse que l'on s'étreint comme on l'a déjà vu faire dans les films. Elle me montre d'emblée ses cicatrices, elle boîte encore légèrement, elle ne voulait pas nous alarmé au téléphone donc elle s'est tût sur son état de santé. Elle me raconte qu'elle était restée coincé sous les ruines de la maison, qu'elle a réussi à s'extirper seule des décombres par elle ne sait quelle miracle. Que trois jours durant sans rien boire ni dormir ni manger, elle a claudiqué par-ci, par là, enjambant des morts, regardant les corps sans vie et parfois sans membres s'entasser dans les charrettes que l'on menait dans une charnière pas très loin. Qu'au bout d'un moment ne pouvant plus supporter les larmes, la vue, la faim et la puanteur elle a supplié que l'on la ramène dans son village. Un monsieur est passé et lui a passé de la pommade sur son pied écorché tandis que mon père payait un taco pour les emmener loin de la ville (d'ailleurs elle verra son premier medecin en Martinique avant de reprendre l'avion pour la France). Les vêtements et l'argent que je lui avais donné, elle les a distribués aux enfants qui erraient nus et affamés partout, ça l'a rendu folle, elle a perdu la raison à un moment se laissant allez à la démence et ayant des fuites urinaires sans connaissances.

Des milliers de tentes se sont entassées dans la forêt et jusqu'à cette semaine, elle n'a pas eu le droit à la douche. Elle s'est jetée dans la rivière ne supportant plus la crasse. Je lui explique que le monde entier s'est mobilisé pour eux, personne ne leur a rien dit là-bas... "Je n'ai vu ni médecins, ni aides, parfois un camion passait et déclenchait une émeute et rien n'était réparti puisque l'aide prenait la fuite. Tu sais que certains font payer les tentes, que certaines gamines font des choses écoeurantes pour manger. Les gens chantent et prient, Haïti ne dort plus et ça rend fou". Elle ajoute être tombé en panne de voiture en haut d'un gouffre puis a remercié Dieu de ne pas être tombé plus bas et s'être faite dévorer par les loups-garous et autres folklores de l'île qui me passionne. Elle me dit de ne pas faire confiance aux associations, les marchands de misères (sectes et autres évangélistes) ont envahi une partie de l'île en prêchant un meilleur monde et avenir sous leur égide. Des gens de la famille sont morts, un proche est rentré fou, à brûler ses vêtements pour ne plus sentir l'odeur des cadavres de là-bas. Ma mère a ajouté énormément de choses en créole que je ne puis traduire complètement sans remplir deux pages, mais mes parents sont marqués à vie, ils ont cette lueur folle dans les yeux, un éclat de profonde tristesse et de colère dès qu'ils racontent leur parcours, d'ailleurs lorsque je visionne ce que mon père à capturer en DV sur l'état des lieux, ma mère est prise de vertige et chuchote pour elle seule: "pitié, pitié laissez-moi sortir..."
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Photographie de Céline Anaya-Gautier ©

Dimanche 24 janvier 2010 à 18:52

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"Je suis tenté de croire qu'Hékate a jeté sur moi quelques bienveillant regard. La mort me comble, inlassable pourvoyeuse de mes plaisirs et s'ils sont souvent incomplets, c'est seulement le fait de ma propre débilité"


Le Nécrophile de Gabrielle Wittkop

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Je suis tenté de croire qu'à l'intérieur de ma tête, une communauté s'est organisé, un phalanstère organique qui bouillonne jour et nuit, qui m'empêche d'être détendu, d'être abordable, de prétendre parfois à quelques fragilités.

Les nuits sans sommeil, je les collectionne comme les timbres et chaque nuitée, se creuse sous mes yeux des tombes poussiéreuses, appendices de mes sentiments et angoisses, je suis une anxieuse qui s'imagine à l'agonie lorsque ses paupières s'affaissent. Disparaissent les vivants, métamorphoser en oeuvres de Praxitèle, apparaissent les carnassiers et les mauvais rêves. 

On me dit trop soucieuse de ce monde qui tourne dans le vide, l'empathie déprime les gens, ce qui me sied puisque les gens me déprime. On me dit étrange par mes choix, mes envies et désir, ce qui me sied puisque les gens sont ennuyeux. Tergiverser et polémiquer, ironiser et feinter, je m'étonne moi-même d'avoir survécu à un moment de mon existence où on s'échinait à me faire crever, où je désirais disparaître, indésirable et invisible. Mais l'on apprend bien vite à ne pas se plaindre de ses châtiments, car d'autres souffrances existent, la nôtre devient donc une piqûre de rappel qui boursoufle sous la peau et évide de tout, souffle la rage et commence les crises insondables. 

On apprend à écouter les autres et à se taire, car bien vite l'on se rend compte que le monde autour de vous est prolixe en infortune, grave ou plus souvent insignifiante mais qu'il n'est pas prêt à être attentif aux vôtres. On finit par se taire et analyser les autres comme si ce fut naturel à chaque instant d'observer le monde dans un laboratoire et d'en connaître les tenants et aboutissants. Au final, de ne s'étonner plus que de la nature la plus abject de l'Homme qui rivalise d'horreur et chercher à s'en accommoder. C'est comme cela que l'on se perd et que la seule manière de s'en sortir est de s'éprendre du cynisme et de la solitude. 

Je suis tenté de croire qu'à l'intérieur de moi s'est organisé une rébellion, un phalanstère aseptique qui pourrit jour et nuit, qui m'empêche de me plaire, d'être soulagé, de pouvoir éprouver parfois quelques émotions simples.

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Illustration by Jonathan Raya ©

Mercredi 13 janvier 2010 à 15:09

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Je suis très fière de mon pays, j'ai toujours été extrêmement fière d'être haïtienne malgré ses conflits internes, ses présidents tyranniques, ses habitants paumés et zombi-fiés par la religion ou le vaudou, malgré les préjugés et le fait qu'on stigmatise ce pays parce qu'il est pauvre, parce qu'il a été vendu par ses dirigeants à par d'autres, j'ai toujours été fière de dire que j'étais haïtienne. Nous avons une histoire peu commune aux autres, nous sommes un pays qui a lutté pour sa liberté et à l'habitude des souffrances. Mais hier soir j'étais en enfer, mes parents là-bas dans la capitale, mon pire cauchemar quant à celui de perdre ma mère de cette façon s'était comme cristallisé.

http://paracelsia.cowblog.fr/images/HaitiSeisme2-copie-1.jpgDès l'annonce du séisme, personne là-bas n'était plus joignable, les informations en France étaient ténus, les images inexistantes, il aura fallu que j'aille sur les sites canadiens et américains pour en savoir plus, ils avaient déjà prévu des cellules de crises, mais ici, rien. L'ambassade était fermé et moi aux bords des larmes à me griffer partout parce qu'on ne sait pas quoi faire, on ne sent plus rien. On se dit que s'il était arrivé quelque chose d'horrible à ses parents, on l'aurais ressenti au plus profond de soi.
J'étais comme une dingue, car l'anniversaire de la mort de mon ami était aujourd'hui et que j'avais une impression de déjà-vu, de poisse sans fin. A 3 heures du matin, complètement épuisé je n'étouffe plus mes cris et c'est là que mon compagnon se réveille sans rien pigé, mais je n'arrive pas à lui dire ce qu'il se passe. Je me gave de toutes les informations possibles avec les deux seules chaînes d'informations non-stop que je possède, mais qui se répète. A 8 heure du matin, les images de corps qui jonchent le sol m'achève, j'imagine le pire, j'ai mal à la tête à force de chialer comme une enragée.

J'ai trouvé écoeurant les montages et les mots insistants des journalistes pour rendre l'évènement encore plus dramatique qui ne l'est, de se complaire à allez filmer les familles en larmes à Orly en ponctuant tout le temps avec des "témoignages extrêmement poignants"... Ce n'est pas de l'information, on vend la misère humaine. Il aura fallu cette catastrophe pour que les médias français s'intéressent au pays, mais d'une façon déplaisante. Ils m'ont tous écoeuré. Le numéro de téléphone mise en place par le quai d'Orsay est saturé et personne n'a de renseignements alors je n'ai pas bien compris son utilitée.Ce que je sais, c'est que ma famille est toujours là-bas, que je ne sais pas grand-chose sur leur état, ce matin il semblerait que mon père ait parlé à une personne, mais je ne serais tranquille que lorsque je les aurais en ligne, lorsque je saurais que tout le monde va bien. J'ai tellement la haine face à ce gâchis, tellement mal que je me sens vidé, qu'entendre le gouvernement réagir me rends complètement hystérique et rageuse, oui, je lui fous au cul son "effroi" à Sarkozy.
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J'ai la haine que cette putain de marionnette qui est le président de Haïti, que le peuple n'a pas choisi, n'ai pas rassuré son peuple, j'en peux plus de voir mon pays souffrir, j'en ai ras le bol de voir mon Haïti chéri crier en haillons et mendier de l'aide à des pays qui l'a ruiné avec la dette d'indépendance afin de dédommager les anciens colons, marre de le voir mendier de l'aide à un dieu qu'on lui à imposer par le sang pour l'apprivoiser, ras le bol que les haïtiens vénèrent des crétins qui se sont surtout battus pour prendre le pouvoir plutôt que de faire évoluer leur peuple. Sinon à quoi sert "L'Union fait la force" sur notre drapeau?

MERDE! MERDE! MERDE!

http://paracelsia.cowblog.fr/images/2/1387071.jpgPhotographie sur place de Lisandro Suero ©

Mercredi 23 décembre 2009 à 22:04

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Mon Dieu ! Mais quelle chaleur ! J’avais à peine effleuré les dalles tièdes d’un bout d’orteil que le degré de la pièce me contamina. Les pieds froids, les fesses à l’air, déjà émue par le frottement doux du tissu sur mon corps nu, je pénétrai dans la chambre aux plinthes multicolores et aux luminaires en forme de gâteaux. Il y avait dans l’air comme une odeur sucrée (sans doute un quelconque parfum de synthèse vanille épicée) et capiteuse, tout comme la situation dans laquelle je m’étais enferrée par simple curiosité et goût du jeu. C’était mon cadeau d’anniversaire et je n’allais décemment pas refuser cette extraordinaire invitation. J’avais la tête qui me tournait légèrement, complètement paniquée, ayant comme l’impression d’entendre circuler le sang énergiquement pompé par les battements précipités de mon cœur. Vêtue comme pour un bal masqué en Alice aux pays des merveilles, toute en crêpe de chine lumineuse, j’observais la pièce des désirs telle que l’on me l’avait nommée sur la carte reçue pour mes vingt-huit ans.

« Make A Wish ! » ornait le carton aux liserés d’or lorsque mon amie me l’avait tendue, béate d’impatience. Elle voulait que j’inscrive à l’intérieur du papier ce qui me ferait honteusement plaisir sans que jamais je n’eus osé l’avouer à voix haute. Le soir même, tandis que les invités s’en allaient au fur et à mesure, j’inscrivis un rêve lointain, un écho de mon enfance que je n’avais pû oublier. Puis je l’avais glissé dans la boîte aux lettres à l’adresse mentionnée. La réponse n’avait nullement tardé avec ses indications et ses exigences. La curiosité ou l’ennui l’avait emporté sur tout les raisonnements possibles.

Je me faisais l’effet d’une héroïne de Lewis Caroll perdue dans un monde fantastique et crémeux, complètement indécente sous ses apparats de carnaval. Alors que je faisais visuellement l’inventaire de cet endroit étrange, j’aperçus du coin de l’œil un ours en peluche grotesque, immense. Et, à l’autre bout de la chambre aux couleurs bleus et roses pâles, une poupée de grande taille, plus élancée que moi, était assise là, sa tête reposant paisiblement sur sa poitrine. Je m’avançai dès lors au centre de la pièce, ne sachant que faire pour provoquer le début des offensives dans ce décor de fillette. Même le lit était imposant et semblait irréel, sorti d’un conte de fée étrange, truffé de draps en dentelles et d’oreillers à foison piqués de fleurs multicolores. Puis, tout d’un coup, comme si une baguette invisible avait actionné les marionnettes de la pièce, l’ours se redressa doucement pour s’avancer vers moi. J’étouffai un cri lorsqu’il grogna à mon encontre, mais il m’enserra dans sa fourrure et je me laissai faire, la surprise passée. La température augmenta de plus belle, la peluche géante griffait gentiment la peau de mes fesses ; j’aimais cette approche atypique mais bizarre. L’ours me souleva légèrement pour se frotter contre moi, ses poils doux chatouillant le bord de mes lèvres. Je fermai alors les yeux pour en apprécier le rendu. La bosse bientôt sous le déguisement vint ensuite combler le bercement hypnotique et excitant de ce jeu. J’ondulais légèrement afin d’en éprouver le plus possible la fermeté. Contre les joues de la peluche, jaspées de longs poils noirs synthétiques, je fus prise d’une rage confuse où je me mis à le mordre dès qu’il émettait le moindre râle.

Il me déposa ensuite, épuisé, sur la montagne d’oreillers qui parsemait le lit. La jolie poupée s’était redressée et s’approchait de moi. Elle était ficelée dans des frusques beaucoup trop étroites pour elle, ce qui faisait déborder ses formes de toutes parts. Elle s’avançait vers nous comme une automate pour se pencher et me présenter ses seins – comme on offre des bonbons – que j’étreignis sans faire de discours. J’avais envie de sentir la fermeté de ses pointes et la rondeur des débordements. Je l’allongeai aussitôt près de moi pour jouer avec elle, la complimenter sur sa beauté, retrousser sa robe et ouvrir son corsage. J’en fis de même pour moi : je lui montrai ma poitrine que je portai à sa bouche. Elle me téta doucement, pinçant les tétons entre ses lèvres. Je lui caressais les cheveux d’une main en encourageant sa gourmandise, et, de l’autre, je m’employais à masser le doux petit bouton au-dessus de sa fente en la faisant béer. Je sentis bientôt, sur ces entrefaits, la mouille qui ne tarda pas à s’écouler entres ses fesses. Je vis disparaître mes doigts un à un dans l’ouverture suintante, aussi, agacée par mon entreprise, la poupée aspira mes tétons à tour de rôle aussi goulûment que possible.

Cela dura un long moment pendant lequel l’ours passa avec frénésie sa patte sur sa bosse. Je lui dégoisais des formules d’une insolence et d’une niaiserie confondantes. Ni trop vulgaire, ni trop sage, je provoquais son attaque à venir. Je me permis de me pencher vers le bas ventre de la poupée afin de darder ma langue sur ses muqueuses et d’en lécher le moindre repli, suçoter l’ergot gonflé au dessus de la plaie béante. L’ours n’y tenant plus se mit à nous encourager. Échaudée, je me couchai finalement sur ma poupée afin de lui lécher les lèvres tandis qu’elle me caressait les fesses, les écartant légèrement, faisant bâiller le con et exciter l’ours qui ne tarda pas à présenter sa queue. Il titilla l’encolure baveuse de la poupée et la mienne, puis il laissa vagabonder sa queue sur les parois de mes lèvres entrouvertes. Dès les premiers élans, enivrée par la douceur de la poupée et de sa peau contre la mienne, j’eus l’impression de n’être qu’une boule de chaleur. La jouissance prenait naissance au fond de ma gorge, dans les tremblements de mes cuisses ; les tressaillements à chaque hoquet de plaisir firent écho à ceux des jouets. Sa grosse queue labourait mon ventre tandis que j’enfournais ma langue dans la bouche de la poupée. Je mouillai mon doigt afin de dessiner un cercle opaque sur ses aréoles et lui taquiner les bouts. L’ours s’extirpa de mes limbes pour s’introduire dans celles de la poupée. Il l’enfilait avec frénésie poussant des grognements insultants. Alors, elle se branla avec ferveur, les yeux clos ou rivés sur les miens. Je prenais autant de plaisir à observer les tics sur son visage baigné d’une étrange lueur – la jouissance la rendait étonnamment magnifique et excitante. Je lui mordillais les lèvres pendant qu’elle poussait de petits cris et de grands râles. L’ours passait d’un vagin à l’autre sans se formaliser, imprimant ses pattes de chaque côté de mes reins.

Les joues roses de la poupée et les miennes virent bientôt jaillir la reconnaissance de l’ours. Le buste strié de sueur et de foutre, je laissai la poupée me lécher afin de me nettoyer, puis je l’embrassai voracement, la serrant dans mes bras pour sentir à nouveau contre moi cette douceur affectée. Pendant ce temps, l’ours avait repris sa place. Il s’assit pour ne plus s’ébranler et, ainsi, ce fut le tour de ma chère poupée, nue et satisfaite de retrouver sa position de départ : les bras ballants, la tête à nouveau posée sur sa poitrine. Je me rajustai, encore imprégnée de l’ivresse de mon cadeau d’anniversaire, puis je sortis de la chambrette en refermant la porte sur un capharnaüm serein et mes deux jouets immobiles.

DOLLHOUSE
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