Paracelsia

† La Madone Anthracite †

Dimanche 20 mai 2007 à 18:30

Force est de constater que je suis peut-être un peu trop rapide, ou trop sincère, on ne me prends pas au sérieux la moitié du temps, alors que ce soit dans la vraie vie ou sur la toile virtuelle, je ne m'amuse pas à inventer un personnage pour déstabilisez les gens ou crée du malaise. Peut-être que je ne sais pas m'y prendre pour prouver aux autres à quel point ils me plaisent, à quel point ils me fascinent, à quel point j'ai envie d'eux ou encore à quel point je tiens à eux, mais rien n'est mensonge. Force est de constater aussi combien certaines de ces personnes se dévaluent alors que pour moi ils sont aussi brillants qu'un diamant. J'ai fais la connaissance de personnes sur la plage virtuelle qui avaient tous quelque chose de beau à grignoter et à lire. Pardonnez moi si je semble vous mendier de l'amour parce que je vous aimes très sincèrement, c'est peut-être étrange mais c'est comme ça, je vous mange, je vous suce, je vous pénètre et ça me va, j'agis avec vous comme je le ferais avec mes propres amis, mes propres amants, mes propres envies. Mon coeur bat sûrement trop vite, pourtant il faut juste accepter cet état de fait et ne pas avoir peur lorsque j'ai envie de vous goûter. Eh oui! Je suis bien insatiable très chers.

A ceux qui devrait se reconnaîtrent.
I'll be back!


Photo de mon beau Prince sans Rire  ©

Dimanche 1er avril 2007 à 19:50


Corée du Sud | 2001 | Un film de Gwak Jae-Yong | Avec Jeon Ji-Hyeon (La fille), Cha Tae-Hyeon (Gyeon-Woo), Kim In-mun (Le père de Gyeon-Woo), Song Ok-Sook (La mère de Gyeon-Woo), Han Ji-hee (Le père de la fille), Geum-Seok Yong (La tante de Gyeon-Woo), Sook-Hee Hyun (La mère de la fille)

Gyeon-Woo, un jeune étudiant un peu paresseux qui aime faire la fête avec ses amis et qui s'entête à ne pas rendre visite à sa tante  rencontre une jeune fille complètement bourré sur le quai du métro. Elle risque de tomber sur les rails et il lui sauve de peu la vie.  Dans le train, la jeune fille se sent mal en point et vomit sur la tête d'un vieux passager, avant de tombé dans les pommes elle appelle le pauvre Gyeon-Woo "mon lapin". Le vieux passager les prends pour un couple et vilipende le jeune homme pour qu'il porte secours à sa "compagne". Le jeune homme va alors prendre sur lui pour aider la malade... Les ennuis commence quand le jeune homme nu dans un motel se fait électrocuter par la police, l'aventure débute là.

Force est de constater que les superbes productions asiatiques sont encore plus superbement ignorés par chez nous (alors que je serais prête à me priver pour allez au Festival de Pusan), je vous présente "My sassy Girl", un film qui ne m'a pas du tout donné envie au départ, puisqu'on le classait dans le genre romantique, c'est avec beaucoup de mal que je me le suis acheté en DVD parce que l'actrice était sublime sur la pochette et que les couleurs m'ont plût. "Yeopgijeogin geunyeo" titre original du film m'a beaucoup surprise et marqué puisque je me le suis tapé pas moins de 6 fois en 2 mois, un record mondial pour moi (Merci la Corée), je n'ai rien vu venir, j'ai juste rit et pleuré un peu, mais beaucoup rit, c'est un film excellent et cela ne m'étonne guère qu'il soit devenu célèbre et une référence dans le cinéma Coréen. Les clichés de la romance sont minimes comparé aux souffrances de Gyeon-Woo que la "Yuppi" girl lui fait subir, elle l'entraîne dans sa folie démesuré l'agressant physiquement et verbalement, le pauvre donne l'impression de devenir son chien. Pourtant, elle est plutôt jolie, mais son langage est loin d'être châtié, elle est violente et mystérieuse, surtout l'alcool n'est pas son fort.

Le film est tiré d'un roman écrit par épisode sur le net, des lettres d'amours d'un certain Kim Ho-Sik "Yuppi Girl" qui est à l'origine du film (d'ailleurs dans le film Gyeon-Woo fera pareil, c'est à hurler de rire de le voir s'avancer comme un vampire vers l'éditeur tout sourire dehors). Yuppi en corée désignait certains jeunes aux idées glauques et morbides, la culture pop a grandement fait dévié le mot pour désigner dorénavant ce qui est curieux, drôle et peu commun.
Revenons à Gyeon-Woo qui  décide d'aider la jeune fille alcoolique et la transporte dans un motel derrière son dos, le gérant dudit lieu croit que le jeune garçon a drogué la jeune fille pour abusé d'elle,  toujours un peu poire et naïf sur les bords, Gyeon-Woo décide de prendre une douche pendant que la jeune demoiselle dort, c'est à ce moment que la police fait son entrée et le molleste nu comme un vers. Sortie de garde à vue et rentrez chez lui sain et sauf, sa mère le frappe avec l'aspirateur et la jeune fille l'appelle en le menaçant... La petite vie bien calme de Gyeon-Woo se retrouve chambouler par les caprices d'une jolie jeune fille qui prétendra être enceinte de lui, qui va lui fiche des coups de poings à répétition, tout choisir pour lui, le sortir de son train-train quotidien, son amitié étrange avec la jeune fille capricieuse donne lieu à des séjours en prison, une déveine hallucinante et des situations humiliantes, mais pour moi, ce fut des crises de fous rires, surtout lorsque Gyeon-Woo lui offre un anniversaire de folie dans un parc à thème.
Tout n'est pas drôle bien sûr, la question que tout le monde, icompris moi, nous sommes posés, c'est pourquoi qu'elle fait tout ça la mignonne?  On va petit à petit découvrir son secret, bien fâcheux d'ailleurs qui casse un peu le rythme du film sans pour autant nous transporter trop loin dans le gniangniatisme absolu (quoique...). Le film est certes ambigüe sur la relation de la jeune fille et de Gyeon-Woo, mais c'est une comédie romantique quoi de plus naturel, c'est en tout cas à se pâmer de se prendre au jeu de ces deux coeurs fragiles et troublés. "My sassy Girl" est divisé en trois parties (comique, révélations et coup du destin), ce film est arrivé à allié romance et humour mieux que n'importe quel pâté du genre que j'ai put voir durant ma vie, un record puisque les deux protagonistes ne se papouillent pas une seule fois! La réalisation est lisse et quasi-parfaite, les trips scénaristiques de la jeune fille capricieuse sont à se fondre de rire, lorsqu'elle se prends pour Lara Croft ou un samouraï...

Je vous laisses deviné la suite moi j'en ai beaucoup trop dit. Je donne une mention spéciale aux deux acteurs magnifiques qui font que le film est une merveille, il n'y a rien à dire sur leur jeu, l'espace est entièrement dédié à leurs charmes irrésistibles et à leurs moues délicieuses, ils portent "My Sassy Girl" avec une conviction certaine et ça me contrarie amèrement de savoir que le remake (une fois de plus Hollywood, pilleur de succès devant l'Eternel, est passé par là) sort très bientôt. Le réalisateur a fait un film extraordinaire qui m'a plût du début à la fin, tout les bons points du long-métrage ont hissé "My Sassy Girl" dans le panthéon de mes films cultes. Comme avait dit Choufleur "C'est fou! Tu as vu un film positif? Sain? Tu es malade?". Un vrai bonheur!

PS: Vous pourrez voir ce film dans le cadre du Festival Paris Cinéma de cette année. Pas de chance pour les non parisiens et ceux qui ont loupé le Festival du Cinéma Asiatique de Deauville.

Jeudi 29 mars 2007 à 0:18

Cet après-midi je l'ai vu face à moi, je l'ai vu dans mes bras et ça m'a gravement perturbé, je ne sais pas pourquoi à chaque fois que je le revoit, mon coeur implose, je laisse tombé toutes mes barrières pour être avec lui la plus docile des chattes, je ronronne avec plaisir. Il était tellement magnifique aujourd'hui, je n'arrivais pas à me détacher de lui, ce fut tragique, c'est que ce pauvre malheureux je l'aime comme une pucelle, il ne s'agit pas d'alambiquer sur l'amour et le supplice volontaire de ce sentiment. Pourquoi diable suis-je toujours autant attaché à cet homme depuis bientôt 5 ans sans jamais m'épuisé de le contempler, de rire avec lui et de jouir contre lui? Cette toquade aura t-elle une fin? C'est bien plus que cela, depuis le temps, je crois pouvoir dire sans avoir à jouer la fière pour me mentir à moi-même que je suis prisonnière de mon Choufleur, une addiction pure et simple qui me pousse parfois à faire des choses folles et étrangères, comme de provoquer des prises de têtes hors propos, mais les disputes se compte sur les doigts d'une main. Je partage tout avec l'homme de mes envies excepté mes conquêtes et les siennes et quelque part j'aime tout ses travers comme sa maladresse et ses détresses, avec lui j'ai apprit à supporter quelqu'un d'autre dans ma vie avec plus de patience. Il suffit que je te regarde mon adoré pour avoir envie de te dévorer tout le temps et me sentir languide, mon sigisbée avec ses lunettes, ses cheveux longs, ses lèvres Mick Jaggerrienne et ses pouces étranges, son vieil appareil dentaire et ce côté artiste incomprit qui font que je me pâme à chaque fois.
Il est resté près de moi toute l'après-midi, cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas dormit l'un contre l'autre, et je l'ai serré aussi fort que je l'ai put, si j'ouvrais les yeux, peut-être que ma première et longue idylle disparaîtrait comme un rêve, putain, il est si adorable, je flanche lorsque ses yeux se pose sur moi, son odeur me rends dingue, mon exhalaison délicieuse qui me donne le tourni, il exsude d'amour par tout les pores et il m'aime c'est à en crever d'exister sans lui.

@}>-}--}----   Photo de Larry Clark ©  ---{--{-@

Lundi 26 mars 2007 à 1:18

Et l'âne vit l'Ange de Nick Cave (1989)
Editions Le Serpents à Plumes en 1995 collection Motifs
7 Euros 47 - 468 pages
Avis: Epoustouflant, glauque, à tomber...


Résumé:
L'histoire se passe dans un village du Sud des Etats-Unis, dans les années 40-60.
Les habitants vivent complètement dans la religion, toute leur existence semble vouer aux Ukulites, une secte apocalyptique, archaïques et disjonctés. Le destin de la communauté bascule le jour où une pluie continue s'abat brusquement sur la contrée. Le déluge dure des années, condamnant les habitant et leur monde rongé par la consanguinité et les horreurs.

La communauté est alors persuadé qu'ils ont commis une faute, ils vont alors se trouver un bouc émissaire, une pauvre victime du nom d'Euchrid Euchrow, un jeune garçon vivant en marge de la secte. On va canaliser toute sa haine sur le petit garçon né d'une mère et d'un homme aliéné qui passe son temps à confectionner des pièges pour animaux, il souffre de multiples tares, il est notamment sourd et difforme. Euchrid perd aussi son frère jumeau, mort-né. Pour fuir tout cela, il s'invente un monde, le Royaume de Tête-de-Chien, d'où il observe la vie absurdes et dégénérer du village. Se prenant pour un intermédiaire entre Dieu et le règne humain, il entretient une relation ambiguë avec Beth, l'ange salvateur qui est porté aux nues par le Ukulites pour avoir, selon eux, fait cesser le déluge.


Lorsque je l'ai lut il y'a 8 ans, il est devenu mon livre de chevet et mon livre culte, c'est un monde de violence et de crise où un village complètement marginal vit dans la crainte de tout signe divin, tout en étant d'une cruauté et d'une infamie hallucinante. Ce roman m'avait même inspiré une nouvelle, je me suis prise à vouloir appelé mon premier enfant Euchrid. Complètement bouleversé par ce roman, j'en était d'autant plus fan de Nick Cave, ces chansons, ces écrits, ses talents multiples ont achevé de me rendre accros. Ce livre est peuplé de toutes les facettes immonde de l'Être Humain, de dévôts religieux sadiques, un monde insensé qui vous prends au trip, complètement fascinant, il n'y a pas de mot.

Extraits:
"Passant du plus profond abattement à la violence la plus haineuse, les frères cherchaient un soulagement à leur déconfiture en brutalisant leurs soeurs mornes et baveuses, qu'ils violaient sous la menace du fusil, provoquant des maternités à répétitions"

"Lentement, le monde étouffait dans des linceuls de peur et d'ombre noire, et quand je ne pus rien voir d'autre que l'obscurité poisseuse, j'entendis des pas de mauvais augure, lourds et irréguliers, traverser la véranda et s'arrêter devant la porte"

"La peau de ses bras était sans défaut, sauf aux endroits où elle s'enfonçait des aiguilles, pour que mollissent ses os cassants et que flottent ses membres, pour que son corps céleste balance d'avant en arrière, dans sa peau de soie frissonnante. Son fin vêtement se tendait de toute la vie alanguie qu'il renfermait"

"La fillette se retourna et s'en alla par les montagnes, l'évangéliste la suivant de près. Il furetait sous chaque arbuste, chaque pierre, à la recherche de pécheurs"

"Quand j'ouvris les yeux, la foule était autour de moi. Chaque personne était habillée d'une tunique, avait une couronne d'épines et cinq blessures. Trop de Christs et pas assez de croix, pensai-je, pris de panique. Ils me poussaient, tous se battaient pour une place sur la croix qui grinçait sous leur poids. Alors je me mis en colère. C'est ma croix, criai-je, et tout le monde s'enfuit"

"Beth leva les yeux. Elle vit Euchrid. Elle vit l'Ange, ciselé de marbre. Elle perçut l'écho inquiètant de leur attitude, de leur pose, de leur propos. Elle vit l'un ailé, aux os blancs et insufflé de grâce, et elle vit sa manifestation incarnée, misérable et couverte de boue. Et elle vit ses blessures, sa longue chevelure, ses pieds nus, sa poitrine palpitante"

Photos de Bettina Rheims ©

Mardi 20 mars 2007 à 0:26

"Les hommes ne savent pas, mais les petites filles comprennent"
Jim Morrison

Lorsque l'on est tout petiot on a des rêves pleins la tête, on veut faire des métiers tout beau, tout fou, tout fort, comme pompier, infirmière, chanteur, acteur, médecin, ou encore des métiers fameux, comme extra-terrestre, prostituée, Rmistes, fan de Johny, squatteurs (chacun ses ambiances hein...). A l'adolescence, la réalité nous rattrape vite (surtout grâce à ces enfoirés de conseillers d'orientations), on finit par somatiser ou encore se tourner vers d'autres rêves. La petite Paracelsia a toujours eu le secret désir d'être une groupie, dès que j'ai sût ce que cela voulait signifié, je peux vous dire que ça m'a plût de suite, quoi de plus beau que de squatter partout, rencontrer des tas d'artistes et se farcir la moitié de ceux qui te font saliver, sex, drugs and rock'n roll, des chevelus en veux-tu en voilà et planer sans se soucier des choses banales et bancal de l'existence.
Comme bon nombres de filles, j'ai fantasmé sur pas mal de stars du rock qui m'ont rendu complètement abrutie, la slipette sur les chevilles à essayer de me sentir assez bonne ou assez femme pour leur plaire un jour, et tu finis par te faire de très grands films dans ton esprit, digne d'une production hollywoodienne (dans mon cas c'était plus du grand Lynch), je n'ai par contre jamais écrit de lettre d'amour, surtout par flemmardise que par manque d'inspiration et parce que je pensais bien que des milliers d'hormones sur pattes étaient en train d'inonder les fans clubs de cris d'amours désespérés.

Cela a commencé comme ça, avec ma découverte du heavy métal, mais à 6 ans j'écoutais juste et je bougeais juste pour le plaisir de la musique, puis ensuite, je suis tombé amoureuse de Joe Perry très très jeune, je le trouvait incroyable, je ne savais pas ce que c'était, à 10 ans tu n'y comprends pas grand chose, mais le voir avec ses cheveux longs ondulé avec sa guitare, j'en était toute conne devant la télé. J'ai aussi secrètement rêvé d'embrasser Mick Jagger plus petite, il avait des lèvres si énormes que ça me donnait envie d'être avalé par elles, le clip "Angel" a été un déclic.
Il y eut un moment Steve Vai dans mes larmes de joie de l'entendre gratter sa guitare comme si c'était une princesse, des solos qui me plaisent énormément, alors si il est sexy en prime, ça m'arrange énormément. Steve Vai était un personnage que je trouvais obscène, j'avais l'impression qu'il tenait sa queue entre ses mains et ça me faisait tourner la tête à chaque vibration, il la tenait vraiment comme si c'était sa copine, et j'adorais ça, j'ai même hurler une fois, "In my dreams with you" m'a fait comme une décharge électrique dans tout le corps. Le must du must, a été Sebastian Bach, l'hallucination totale, une coupe de cheveux à me couper le souffle, un corps qui se déhanche aussi bien qu'une allumeuse, un regard de braise, des lèvres qu'on a envie d'abîmé, j'aimais ce côté féminin/masculin et sa voix virile, il me faisait l'effet d'une canicule soudaine, pour sûr, si je l'avais rencontré probablement que je lui aurait prier de me prendre là de suite et de me faire une tripoter de petits métalleux métisses.
Être éprise de Kurt Cobain n'était pas original, mais il faut le dire, il était la chantilly sur tout les gâteaux du monde, complètement attachant, paumé et beau, mais beau, et surtout, cette voix qu'il se trimballait, ça m'assommait d'un coup, j'écoutais sa voix tout le temps, dès mes moments de libre, hop! Génésis, les stones, Led Zep, Maiden, Black Sabbath, Bowie, les Kinks, Skid Row, Pink Floyd, Police, Tom Petty, Slayers, je les oubliaient complètement, anéthésier par cette voix qui vibrait si fort et vous faisait mal jusqu'au tréfonds du coeur et de la peau, j'aimais beaucoup cette période Nirvana qui m'a tristement transformé en fan hystérique bébête.
J'ai  désiré pendant des années et des années être Madame Nick Cave, depuis le jour où j'ai vu "Nick the stripper" que ce corps famélique, ces cheveux hirsutes, cette bouche émouvante, pulpeuse, ces yeux de drogués, ce nez atypique et cette voix de crooner défoncé sont venus jusqu'à moi je me suis littéralement joui dessus, je n'avais jamais vu d'Être aussi beau et aussi dangereux que ce type, à chaque convulsions de sa part en Live, mon coeur s'arrêtait d'un coup, sa personnalité, tout me donnait envie d'appartenir à ce personnage.
Le dernier de mes n'amoureux virtuels de "groupie" répondait au nom de Daniel Johns, petit chanteur ados du groupe Silverchair, une apparition, un rêve, un hobbie énorme, il fut l'acteur principal de tout mes sommeils, et lorsque je dis énorme je fais passé Sire Rocco pour un poucet. J'aimais sa voix, son petit corps tout maigre, ses longs cheveux d'or et ses yeux clairs, pour moi c'était à ça que devait ressembler un ange, Johns provoquait des réactions assez bizarres, lorsque je pensais à lui, je devenais très calme, et très somnolente, un très puissant calmant que la connerie n'empêche.
Mes idylles fantastiques se sont achevés comme ça, mon rêve de groupie s'est arrêté avec la réalité de la vie, essayer de vivre avec le désenchantement, le fait aussi que je me vois comme quelqu'un de fichtrement banale et inintéressante.


Daryl Hannah photographier par Richard McLaren ©

Samedi 10 mars 2007 à 23:11


USA | 1997 | Un film de Harmony Korine | Jacob Reynolds (Salomon), Nick Sutton (Tummler), Jacob Sewell (Bunny Boy), Darby Dougherty (Darby), Chloé Sévigny (Dot), Carisa Bara (Helen), Linda Manz (mère de Salomon), Max Perlich (Cole)

Après qu'une tornade appelée "Gummo" ait dévasté leur ville, les habitants de Xénia, dans l'Ohio, s'ennuient ferme. Il ne s'y passe plus rien du tout, ils vivent dans la misère et la précarité, jamais remis économiquement du désastre de 20 ans déjà. Salomon et Tummler, les personnages principaux parcourent la ville à vélo en tuant des chats pour pouvoir les revendre à un cuisto, c'est leur distraction... Sur leur route, ils croisent d'autres habitants tout aussi particuliers qui cherchent à fuir l'ennui.

Gummo ressemble à un terrain de jeu dévasté, à un film abject où plusieurs gamins marginaux nous montrent leur existence tout à fait singulière, après le passage d'une tornade qui a dévasté leur ville, plus rien ne s'y passe donc et on essaye de vivre avec le plus de bizarreries et de cruauté. Interdit aux USA et sorti en France deux ans après sa sortie officielle, Gummo dérange, met mal à l'aise et nous met sens dessus dessous. Pourtant, rien de bien palpitant ne s'y passe, mais l'histoire est tellement décalée et se mélange tellement entre fiction, documentaire et photographie, les mômes sont tellement paumés et à côté de la plaque que ce film peut au premier abord déplaire car il provoque irrémédiablement un malaise même pour le spectateur lambda. On s'aperçoit quand même d'une chose, que l'ancien collaborateur de Larry Clark aime ses personnages et ça se voit : les moments de tendresse, même absurdes, rendent le film émouvant.
La vie de ses personnages est tellement "originale" qu'on a du mal à se mettre à leur place, mais même sans cela, on s'attache à ces individus presqu'irréls. La misère y est dépeinte avec une telle fureur (plusieurs styles de caméras et plusieurs styles de prises) qu'on a l'impression de désordre et dégats dans cette ville paumée où le rêve américain subsiste (voir le jeune Bunny Boy et les passages sensuels avec la belle Chloé Sévigny). Tourné avec quelques acteurs méconnus et inexpérimentés.

La très grosse curiosité du film est le petit Salomon qui doit-on le dire possède une physionomie peu commune... Les scènes de violence bien que peu excessives (cela dépend aussi du spectateur) paraissent gratuites, comme si Korine voulait prolonger la terreur que Kids (film de Larry Clark dont il fut co-scénariste) a sut susciter.

Gummo est une ballade surréaliste et impressioniste (si j'ose j'ose!) où Tummler et Solomon parcourent sur leur vélo la ville maudite en tuant des chats pour les revendrent au boss d'une épicerie douteuse. Tout est désordre et très humain en même temps, plus humain que certains films de guerre.
Un film que je classerais comme un ovni avec des "Freaks" curieux, la presse bien pensante à beau trouver ça malsaint et méprisable, le cinéma rebelle est en marche depuis belle lurette et ce n'est pas là qu'elle s'arrêtera. C'est parfois brut, cela semble sans but et cela choque, mais n'y a t-il pas un public pour tout? Et moi je suis très bon public pour ce genre de film franchement décalé.

Mercredi 7 mars 2007 à 22:27


Tu sais, me dis quelqu'un un jour, une femme que j'ai connu avait des démangeaisons au vagin, ça l'a tellement perturbé qu'elle s'est rendue chez le médecin pour comprendre. Le diagnostic a été sévère, le docteur lui a dit qu'elle avait des vers à l'intérieur.
Là, je suis de plus en plus passionnée, tout en me demandant pourquoi cette femme avait ces choses là dans un endroit pareil. J'ai de suite opté pour le trip zoophile-insectoïde comme je l'avais vu faire une fois chez un type qui raffolait de ces bestioles à l'intérieur de son urètre.
La femme me dit que non ce n'était pas ça. Le docteur a dit à la personne que pour avoir ce genre de chose soit elle s'amusait à faire des cochonceté avec des morts soit directement avec les bêbêtes... La femme est assez choqué puisqu'elle ne fait rien de tout ça. Le seul qui avait un rapport avec les morts était son petit ami, qui travaillait dans les pompes funèbres.
Là je suis morte de rire devant les autres mortifiés, c'était que le petit ami était nécrophile et qu'il couchait avec sa copine juste après. Je n'ai pas dû poser la bonne question ensuite parce que ça a fait hurler la narratrice.

" Comprends pas pourquoi il se casse la tête à couché avec de la viande morte et aller tremper son biscuit dans de la viande vivante juste après, il n'y a aucun intérêt non?"
Il y a des moments où je me rends compte de mon côté très décalé, voir très con sûrement, je ne hurle pas quand il faut, je ne pleure pas quand il faut et je ne suis pour ainsi dire jamais choqué, si c'est ça être blasé c'est bigrement énervant, puisque ça fait fuir tout le monde. Du coup, je passe mon temps à fermé ma gueule, car ce qui est complètement normal pour moi ne l'est pas forcément pour tout le monde, ces mêmes personnes qui se braquent à la moindre de mes paroles sont souvent ceux qui m'en redemandent et qui me regardent de façon abject, comme si me raconté leur faisait entrevoir leur propre existence de façon tout à fait meilleure. Qu'importe! Si je peux rendre service...

Photo de Deborah Turbeville ©

Lundi 5 mars 2007 à 12:55

Je suis en vacance et c'est fichtrement reposant. Du coup comme je suis foutrement sereine je ressemble à une junkie finit. J'avais oublié comme c'était le pied de dormir à plus d'heures sans que l'on vous casse les pieds à tout bout de champs. Je retrouve mes mauvaises habitudes de geek en chattant à plus d'heures et cherchant des proies sexuelles consentantes, du coup mes bonnes résolutions 2007 s'envolent. Je suis d'autant plus inquiète qu'il y 'a des gens sur le net qui m'attirent et pas vraiment comme je le voudrais, du coup j'ai envie de me faire bonne soeur histoire de m'empêcher de violer l'écran de mon PC en lisant ces articles qui me rendent baba. Le problème est que ces quatres personnes là ont toutes quelque chose d'absolument fascinant, bien qu'ils n'arrivent pas à le concevoir, ils me rendent gaga, c'est une première dans l'histoire de Paracelsia. Là je penses que certains essayent de savoir qui se cachent derrière ces génies de l'excitation post-masturbatoire de l'esprit, j'avais dans l'idée de leur faire ma déclaration informatique post-pénétration-analytique, mais à quoi bon, le fantasme est de rigueur puisqu'il me permet d'écrire une nouvelle assez spécial d'un genre dont je fais l'essai avec courage. C'est donc pour cela que mon blog semble si vide en ce moment. C'est que si je me mettais à écrire dans l'esprit du moment, il serait totallement déconseillé aux mineurs.
Bien à tous...

Photo de Janusz Miller ©

Mercredi 14 février 2007 à 0:51


J'ai retrouvé au fond d'un tiroir mon ancien journal de bord (intime donc) de mon adolescence assez lamentable, j'avais envie de gifler la nana qui avait écrit ça, puis je me suis rendu compte que cette Alita Gally Kaytrine Yu était un ancien pseudo à moi, cela m'a presque fait hurlé de rire.
Surexcité, je feuillette en transe, c'est dire si ça fait passer le temps... Je me suis relut, j'ai sauté les passages trop détaillez de choses que je voulais occulté. Je m'étais inventé un interlocuteur qui se nommait Pierrot et je lui écrivait des sensations, mes problèmes et mes journées, parfois même il me faisait des minis questionnaires, c'était à l'époque où je passais mes journées à l'hôpital pour des tentatives foireuses de suicides, à cause d'un garçon, à cause de tout ce qui bouillonnait à l'intérieur de ma tête, de ma mère, et j'écrivais, entre un lavage d'estomac et des prises de sang à répétition. Bref, une adolescente de plus à la ramasse.

Alors que mes parents sortaient des crucifix prêts à m'exorciser, mes docteurs m'ont forcé à voir un psychologue, je me souviens de la perte de temps que ce fut pour moi et lui d'ailleurs, je n'avais pipé mot.
J'apprends des choses gênante en me relisant, j'ai eu aussi envie de tout brûler pour que personne ne puisses retrouver ses feuilles et se moquer, c'est si moche ce que je raconte, puérile aussi, la honte assuré et les fous de rire dans les chaumières. J'avais notamment des périodes assez étrange à qui j'avais donné des noms... Mardi 5 Novembre 1996, je lis que "je suis dans un état lamentable, aujourd'hui, je crois que ma propre existence devient trop lourde pour moi, c'est tout ça ma période Deep Purple", Picasso avait sa période bleue, moi j'avais la deep purple. Le même mois (et là j'avais complètement oublié), je m'étais mise la tête dans les toilettes "pour retirer les crasses de mes idées choquantes", je voue aussi trois chapitres à Kurt Cobain et Daniel Jones de Silverchair que je découvrais. Finallement vers 1999, ça devient plus calme, je suis proche de l'asile mais consciente, "je suis malheureuse et je fais semblant d'apprécier ce qu'il y a autour de moi". En gros c'est après l'an 2000 que mon journal reçoit un peu de soleil, ce qui fait sincèrement plaisir, cela m'aurait fait mal d'être une lourdingue toute ma vie...

Photo de Emmet Gowin ©

Dimanche 4 février 2007 à 22:57

Je voulais faire un très long article sur le second opus du film "Pirates des Caraïbes" que j'ai trouvé indigeste pour plusieurs raisons tout aussi con, mais l'ordinateur m'a lâché et je n'ai plus trop envie de retaper un autre pamphlet. Je crois que j'ai totallement perdu foi au cinéma, car j'ai l'impression constante et aujourd'hui plus qu'hier que le budget, le fric dépenser pour faire la publicité et la promotion médiatique d'une daube grotesque tapé par 20 scénaristes pour un résultats téléphoné amuse plus la galerie qu'autre chose, d'ailleurs le trip Pirate des Caraibes à eu pour effet très mode de doper les ventes de Jenyfer et de Claire's Accessoire. Les têtes de mort hué hier sont devenu so chic.
Le Pirate était plus qu'une fascination pour moi, les histoires de Barbe-noire et des flibustiers ont peuplés mon enfance depuis qu'on m'a offert un illustré sur les vagabonds des sept mers, ce fut une joie de voir La Malédiction du Black Pearl, même si c'était un divertissement simpliste, le fait est qu'il était pas mal, pas trop offensant et à permis nombreuses ressortit littéraires et apparition de beaux-livres pas chers sur l'Histoire des Pirates. Malheureusement, la bouffonerie du second, les invraisemblances et l'incrédibilité totale de l'équipe scénaristique et des acteurs m'ont attéré... Ce fut pénible d'apprendre qu'un troisième volet allait voir le jour. Tant mieux si il y a un public pour ce genre de catastrophe et de pompe à fric mais ça fait toujours halluciner de se rendre compte qu'on nous endors avec des tours de passe-passe remacher et remacher des milliers de fois.
Pour le mythe du pirate tu peux toujours te brosser.
La seule chose qui a bizarrement réussit à me calmer de cette frustration cinématographique, ce fut un rêve étrange, avec un homme brun assez grand qui passait son temps à me chuchoter de jolies choses décousues à l'oreille et cela me mettait dans un état de pamoisson impressionnant. Sûrement un dadaïste pleins de verves pléthoriques.


Illustration de Yoshitaka Amano
©

<< Page précédente | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | Page suivante >>

Créer un podcast