Paracelsia

† La Madone Anthracite †

Jeudi 25 janvier 2007 à 23:47

Toutes les petites filles rêvent du prince charmant, de baptême blanc, d'une puretée affolante et de nuit de noce en forme de pétales de rose rouge vif, de larmes salés ainsi qu'une vie béate, se pâmant d'amour devant l'homme de ses attentes. C'est en tout cas ce qu'on me répètait sans cesse, je penses que chacunes à ces propres désirs, le mien était de vivre quelque chose de beau que je puisses garder pour moi, toutes les petites Paracelsia ont rêvé de langues sur des plaies béantes, de crevasses au fond du coeur et de trou défoncé par l'égoisme, toute les petites Rosa Crvx ont rêvé de nuits bleues soir et de pluies paillettes, d'hommes qui les consolent en les serrant si fort qu'elles étoufferaient heureuse.
J'ai idôlatré deux hommes avec tant de ferveur que je me suis coupé de nombreuses fois sur les parois d'une folie excessive parce que que rien ne m'était donné, la petite garce à trembler en écartant les jambes devant la file d'attente de croyants comme on ouvre un poisson mort, sans passion, sans cri de douleur, sans douceur aucune, avec la nausée dans la gorge, parce que ça pue d'être une sainte traînée. Rêvé du prince charmant en se faisant tringler comme un zombie, mérite le prix de la romance de l'année. J'ai idolâtré des femmes qui avaient plus d'audaces que de passions et aimaient souffrir et apporté la méfiance au sein de leur couple factice.
J'ai fermé la bouche en croyant que cela me rendrait propre de me la jouer sainte nitouche et preservé le baiser pour ce putain de prince charmant avec sa saleté de cheval crotté. Pourtant cet idiot est bel et bien arrivé sur sa trottinette magique et je l'avoue je l'aime tellement que ça me terrasse d'un coup, c'est aussi radical qu'une constipation. Bien que je ne sois pas jalouse et que je le laisse gambader avec d'autres, il est mon favoris, il est mon poison et c'est fou ce que j'aime me l'enfoncer loin très loin dans le coeur, il passe dans mon sang, ma tête et mes tripes, c'est l'ivresse qu'il me procure que j'adule, il me donne, il reçoit, j'ai l'impression d'être un curé avec rien sous la toge et je lui demande d'ouvrir la bouche pour m'accueillir. J'aime sentir ce poids sur moi et sentir qu'il existe, qu'il jouit à travers moi et qu'il me considère comme quelque chose de beau et de fantastique, qu'il me poursuive dans mes excès avec sa soif de tout savoir et voir, c'est mon fruit malsaint, libre et pourtant attaché à moi, il sera toujours à moi ce garnement là, c'est à lui que je passerait la corde au cou, parce qu'on rêve toute d'harmonie au fond, avec ou sans cérémonie et pic à glace en option.

Photo de Ruven Afanador ©

Jeudi 11 janvier 2007 à 16:30


USA | 2002 | Un film de Richard Kelly | Avec Jake et Maggie Gyllenhaal
(Donnie et sa soeur), Jena Malone (Gretchen Ross), Mary McDonnel (Rose Darko), Drew Barrymore (Karen Pomeroy), Noah Wyle (Dr Monitoff), James Duval (Frank), Patrick Swayze (Jim Cunningham)

Donnie Darko a 16 ans et fait régulièrement des crises de somnabulisme. Un soir, une voix lui donne l'ordre de se lever et de sortir, dans le jardin Il aperçoit alors un lapin géant laid qui lui annonce la fin du monde... Ce soir là l'aile d'un avion s'écroule dans sa chambre et dévaste presque la maison, Donnie aurait pû mourir s'il avait été là. C'est alors qu'il se croit investi d'une quelconque mission...

Alors que tout le monde se précipitait dans les salles obscurs pour aller visionner Astérix, Mission Cléopatre (no comment), moi et mon amie nous dirigeons vers l'affiche la plus intriguante, où l'on voit un lapin bizarre géant, le ton est donné, à coup sûr, soit c'était énorme soit c'était du mauvais goût...

Pour moi, c'est un film principalement centré sur l'adolescence, sur fond de musique des années 80
(INXS, Tears for fears, Joy Division, Duran-Duran), un environnement banal qui ressemble à une prison doré, sauf que Donnie n'est pas du tout "banal" et on va s'apercevoir que personne ne l'est. On se pose beaucoup de questions pour ensuite se faire sa propre idée du film car la fin est trouble, c'est un long-métrage qui a l'air d'échapper même à son réalisateur-créateur, car il y a beaucoup de directions incontrolées (vu que c'est sa première réalisation ou c'est peut-être voulut afin de créer des pistes). Disons qu'on a l'impression que l'auteur n'a pu arriver jusqu'au bout de toutes ses idées...
Cependant l'histoire est très bonne et orginale, il nous balade entre illusion et réalité, tout comme le ferait Lynch. Dès le début du film, on nous plonge dans un mal-être récurrent, lorsque le long panoramique sur une route nous montre Donnie couché sur le sol et hébété cela nous rappelle les personnages perdus des movies lynchéens. Retour ensuite au puritanisme où la petite ville se met à adorer un gourou sous les traits de Swayze qui dit pouvoir régler tous les problèmes grâce à des bonniments tout à fait ridicules.
Le passage le plus génial est lorsque Donnie devant l'assistance va au micro et le traite d'antéchrist. On supprime alors les romans littéraires où certains mots "impurs" apparaissent, juste avant de se rendre compte que ce soi-disant gourou est un... (je ne vais pas gâcher la suprise)
. Donnie est un jeune garçon très intelligent et marginal, il est pour moi cette faille temporel dont il parle pendant la moitié du film, je penses que le lapin qu'il voit n'est pas là pour rien, je crois qu'il est au courant de tout ce qui va arriver dans le film, mais qu'il a volontaire oublié certaines choses pour ne pas souffrir, qu'il pense pouvoir tout changer avant que cela n'arrive, mais que rien ne marche.

Donnie Darko m'a émue sincèrement surtout avec la bande son, où réentendre "Mad World" et "Head Overs Heals" des Tears For Fears, "Noctorious" de Duran-Duran m'a fait bougé de ma place. C'est ce genre de film qui me laisses la possibilité de me faire ma propre idée sur sa fin et son vécu, qui me balade comme j'aime, une sensation que beaucoup haïssent n'empêche, pour ceux là, ne regarder pas ce film, mater plutôt un long-métrage où l'on vous mâche tout.

C'est un film surprenant et mature (même si la fin nous laisse sur les dents) pour une première réalisation, dans la lignée des nouveaux réalisateurs comme Korinne, Fincher et Aronofsky. Sans gros budget, Donnie Darko m'a étonnée, je dirais littéralement schotché à mon fauteuil, c'était si étrange et nouveau que tout m'a impressionné, icompris les effets spéciaux moyens, je trouve même que ça lui va bien, de même que le côté très classique de la réalisation jure pas mal avec le sujet, je trouve que ça lui va bien aussi.

C'est une nouvelle expérience cinématographique loin des studios d'Hollywood, on s'attache à la schizophrénie de Donnie et à ces adolescents complètement annihilés par une banalité sans fin et des parents qui me font penser aux trips famille, joie et religion de certains films hollywoodiens d'antan, des poulets en carton pâte pour résumé...

Première réalisation donc, avec quelques défauts (dommage), qui m'a totalement séduite, c'est d'ailleurs devenu mon film culte malgré tout...

Dimanche 7 janvier 2007 à 23:56

Eugenio Recuenco est un photographe de mode Espagnol. Cet homme est très créatif et a remporté quelques prix, malgré le fait qu'il fasse partit du milieu de la mode, je trouve à ces clichés une certaine beauté, une tristesse étrange, une atmosphère de conte cruel moderne et d'apparence malsaine et commerciale. Il Travaille pour le magazine Figaro, et  Chanel, Vuitton, Nina Ricci etc...





Les arrangements sont parfois surréalistes et impressionnants, son monde est fantasque et curieux, assez froid mais je suis totalement sous le charme.





Lavazza a lancé un calendrier (assez cher je trouve) avec pour thème les supers-héroines, et Eugenio Recuenco a été choisit pour réaliser les photos, on y voit neuf portraits de supers héroines évoluant dans la ville avec le café pour allié, j'aime beaucoup moins ces photos là, mais c'est un monde à découvrir.











Dimanche 17 décembre 2006 à 22:33



J'avais un jour poster ceci, et entre temps, n'ayant qu'un gros cahier ridicule pour réaliser "l'expérience" je me suis résolue à la tenter.
Trois personnes de cow ont généreusement participer et j'ai eu le retour du journal il y a maintenant une semaine. Conclusion, j'ai été plus que ravie de la participation, j'ai lu et j'ai compatis, j'ai surtout beaucoup adoré la personnalitée de ces filles qui m'avaient déjà l'air fortement sympathique (comment je lèche les bottes!). Et d'ailleurs je suis très contente qu'elles puissent vouloir continuer à écrire ce journal avec moi.
En ouvrant ce cahier, j'ai eu l'impression de voir pleins de trésors et je suis très contente que ça se passe comme ça. Le trip continue... Merci beaucoup à Fée-Brile, Calypso et May.

Sur ce, bonne fin d'année 2006 et bonne beuverie à tous.

Photo de Dean Karr
©

Dimanche 10 décembre 2006 à 1:52

J'ai vu défilé toutes les bizarreries du monde depuis petite, comme si j'étais l'aimant à répugnance et à conneries de tout genre, ce qui est dramatique, c'est que j'attire aussi les pervers, malgré le fait que je sois très banale, voir brouillon hein, les dingues et les paumés viennent à moi comme si j'allais pouvoir les aidés dans leur délire.
Un type qui voudrais que je monte dans sa voiture et qui se masturbe la robinette pour me faire envie bien que cela me donne envie de rire. Un autre qui se met face à moi dans le wagon du train et se branle sans autre forme de procès, un autre qui passe son temps à me pousruivre la braguette au vent, une fille qui passait son temps à me tripoter comme une calculatrice électronique et j'en passe. A force, l'on finit par se lasser et être blasé de voir s'étaler la chair des toqués.

Mais je suis tombé des nus lorsqu'une connaissance de mon amie décédée décide de me parler d'elle après avoir appris sa mort et qu'à un moment de la conversation, ce très cher monsieur me balance ça:


Stéphane dit :

           Regarde la renoie
Stéphane dit :
           C'est beau du sperme sur une noire je trouve
Stéphane dit :
           Sucer, j'aimerai juste t'arroser le visage  (sans
           nécessairement de sexe entre nous)
Stéphane dit :
           Mais si y a plus je peux aussi
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
           De quoi tu parles lol
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
           Tu ne t'es pas trompé de fenêtre
Stéphane dit :
           Non 
Stéphane dit :
           Dis moi
Stéphane dit :
           Imagines je me contente d'ejac sur ton visage sans plus,
           et que je joue a te masser avec, tu me prendrais pour un
           fou?
Stéphane dit :
           ça te ferai bizarre que jet'ejac dessus sans sexe
           autour?
Stéphane dit :
           Et sur la langue?
Stéphane dit :
           Tu tires la langue et je le mets dessus?
Stéphane dit :
           Et si je le met dans une cuillère a soupe?    
Stéphane dit :
           Même si je met dans une autre pièce je t'apporte que le sperme?
           Comme du lait ou autre? On se voit pas nue on se touche pas

Stéphane dit :
           Re
Stéphane dit :
           Un souci?
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
           Oui un très gros
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
           Putingue
Stéphane dit :
          Raconte
Stéphane dit :
          Ça doit être grave si tu dis des gros mots
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
          Bah voui
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
          MSN énerve tjs
Stéphane dit :
          Ah ok, je me disais aussi
Stéphane dit :
          Je pensais que ma proposition t'avait faite fuire
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
         M'en fait plus
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
         Quoique je te jure que je crois que tu délires
Stéphane dit :
         Bah non, tu me prêtes ta langue et je me vide dessus, sans rien autour
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
         Je comprends pas tu veux vraiment le faire
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
         Et tu veux que moi j'accepte
Stéphane dit :
        Bah toi tu veux pas je m'en doute
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
        Bah voui
Stéphane dit :
       Et si je le met dans une cuillère a soupe?
Stéphane dit :
       Sans sexe autour
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Même pas
Stéphane dit :
       Pk?
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Bah parce que ça reste du sexe
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Et c'est comme tromper mon mec
Stéphane dit :
       Même si je met dans une autre pièce je t'apporte que le sperme?
       Comme du lait ou  autre? On
se voit pas nue  on se touche pas
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Non plus
Stéphane dit :
        C'est nul
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
        Bah oui zut
Stéphane dit :
        Et le faire et me montrer ?
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
        Hein?
Stéphane dit :
        Si t'était celib tu me le ferais?
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
        Sûrement pas
Stéphane dit :
        Si t'étais celib je perdrai pas une ocaz
Stéphane dit :
        Même dans la rue
Stéphane dit :
        T'en as déjà mangé à la cuillère?
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
        Non pas encore
Stéphane dit :
        Arffff
Stéphane dit :
        Et dans la bouffe?
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
        Non
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Tu peux changer de disque?
Stéphane dit :
       T'es méchante
Stéphane dit :
       J'aimerai connaître tes limites
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Non juste un peu saouler
La Folie guérit l'hypocrisie dit :
       Mais t'as pas à les connaître dans la limite ou je ne veux pas
Stéphane dit
       Bah chui curieux, j'aimerai un témoignage
Stéphane dit :
       Ton avis
Stéphane dit :
       C'est excitant à boire pour toi?
Stéphane dit :
       Je vais pisser tiens, a force d'en parler tu ouvres la bouche s'il te plait?


Click! Et je te bloque nom d'une pipe! Because I'm Slut n'est-ce pas?!

Photo de ma DirtyToy
©

Mercredi 6 décembre 2006 à 21:35


Je suis très colère, petite fille en larmes, en désuétude, en rage, comme une chienne qui se lamente, les viscères gorgées de lames de rasoirs.

Je suis très colère, droguer par l'amour, abruti par un ange qui me fait mourir sous le poids de ces euphémismes, la bouche amère et puante, imbibée de sang.

Je suis très colère, complexer en échéance, en désolation, comme une pute infectée par la semence contaminée de ces messieurs à doubles têtes tranchantes.

Je suis très colère, adolescente perdue qui aime aimer pour la première fois,
mais qui échoue aux portes de l'autre coeur, pleine de sagesse maladroite.

Je suis très colère, femme boudeuse et éprise d'un songe dégoûtant,
celui de rêver que d'être heureuse était possible à la limite de s'entailler les joues de larmes involontaires.

Je suis très très très colère, petite conne amoureuse, en hypertension,
comme une folle aliénée qui se briserait le crâne sur ces mûrs capitonnés en attendant son assainissement.

Je suis très colère, femme éploré, lorsqu'il ignore ce que j'ignore, se lamente sans me voir, me torture sans le pouvoir vraiment.

Je suis très colère, reine de tristesse sans émotion, emplit de trop d'émotion lorsque je n'ai plus le droit de hurler, quand je n'aurais plus la chance de l'émouvoir.

Je suis très colère, folie refoulée qui hurle comme ces malades à la seringue rouillée, lorsque enfonce le démon dans leur peau fine et ravinée.

Je suis très colère, cinglé boulimique qui vomit sans honte, dans le fond de la cuvette du monde pour s'impatienter devant tant de bêtise humaniste, devant tant de solitude gagnée.

        
Peinture de Victoria Frances ©

Mercredi 22 novembre 2006 à 22:01

En ce moment à l'intérieur c'est liquide et extrèmement fragile, j'ai les oreilles qui me piquent lorsque je sens monté la mer au fond de mes yeux et que j'essaye de tout répimer. J'ai passé du temps à m'évader et rêver mieux pour ma carcasse, hors voilà que le monde réelle s'accroche à mes ailes et s'obstine à tout arracher. Un par un, je sens tomber mes plumes dans un goudron bien noir et bouillant et les gens voudraient que je continuent à lutter, j'emmerde ma force, être faible c'est très bien, et je commence à adorer ça. Je suis repus de fantasmes sur le bonheur qui ne m'attends peut-être pas, est-ce que c'est trop d'en vouloir même un peu même si je sais être bien plus chanceuse que d'autres?. J'aimerais qu'un seul de mes rêves prenne vie et puisse s'achevé sur un sourire, en vérité, j'aimerais qu'on me foute la paix et avoir 8 heures de sommeil dans la gueule, me réveiller aux côtés de mon homme maïs, écouter ce que je veux, manger des peaux de chagrins et grignoter des livres, baiser quand je veux, dormir où je veux et avoir les amis que je souhaite, pleurer quand il me conviendra et avoir une vie à moi sans que l'on me sollicite à tout bout de champs et partir lorsque je veux que l'on m'écoute à mon tour. Au final, j'ai besoin de respirer comme jamais je ne l'ai fait...

En ce moment à l'extérieur ça grouille de monde, j'ai les yeux qui me piquent parce que je ne vois personne.

Vendredi 17 novembre 2006 à 2:59

Si je pouvais mettre ce coeur sur une balance je verrais le poids d'un éléphant s'afficher, mis à part la tonne de graisse qui l'entoure, à l'intérieur c'est tout plein de sentiments étranges qui poussent à la folie, si je pouvais me définir ce serais en tant que clown triste ou comme étant une petite fille bien agaçante, parfois j'observe avec l'attention d'un merlan albinos et aveugle de surcroît ce qui se passe autour sans jamais comprendre l'ensemble, et pourtant ce que c'est bon d'être une pauvre cloche de temps à autre, on fait abstraction des douleurs du passé et de ceux des autres quitte à donner une image bien froide et insensible de notre propre personne.

J'ai beau ne pas comprendre ce qui peut fasciner les gens chez moi et ce qui peut les faire courir aussi vite loin de moi, je m'efforce de changer constamment pour plaire à présent. J'aimerais devenir un personnage de dessin animé dégoulinant de conseils à 2 centimes sur le bonheur et l'art de tendre la joue à son ennemi, une blondinette bonnasse au possible, aux larmes faciles qui trouvent toujours une épaule sur lequel chialer pendant 2 épisodes... Ce qui me faisait pleurer petite lorsque je regardais ces héroïnes survivre à leurs bourreaux c'était le fait qu'elles puissent avoir de nombreux amis, l'aveugle albinos que j'étais avait envie aussi d'être tout aussi bêtasse pour pouvoir courrir se plaindre enfin et révèler des choses qui lui grattait au coeur comme de la bétadine sur une plaie béante. Le problème majeure étant qu'à force de pleurer sous les coups, la connasse albinos elle ne savait plus comment s'y prendre pour geindre et se lamenter. Lorsque les mots arrivaient à sortir, soulagé d'avoir trouvé des sauveurs, ce furent des remarques qui marquent à vie une gamine à moitié con-con déjà usés par ses tortionnaires. Comment on accuse des enfants d'être responsable de la démence des autres?


En revoyant ses ennemies la grande gamine albinos ne sait que dire bonjour et pleurer ensuite dans sa propre cage.
Sans doute que l'albinos n'avait rien compris à la vie et que son coeur était trop plein de conneries et de maladresse, parce que bizarrement en grandissant j'ai enfin compris qu'il était plus facile de lutter seule et de tout gardé en balançant de temps à autre les mots viols, pédophilies et tortures en haussant les épaules que de chialer et attendre qu'on vous prête une épaule, parce que ça ma grande, ça n'existe que derrière l'écran des autres. La mémoire est décidément une chose qui égratigne le coeur, il vaut mieux se taire disait maman.

Photo de Deborah Paauwe ©

Mercredi 11 octobre 2006 à 0:31

Photo de Darren Holmes  ©
J'y suis allée, et j'ai eu mal au coeur, mal au ventre, pour un premier voyage en Belgique, je m'attendais à une autre raison pour l'entreprendre, mais j'avais reçu ce courrier qui m'obligeait à m'y rendre pour témoigner contre lui, et dès que j'ai sut qu'il serait là à côté de moi j'ai eu envie de vomir. J'allais le voir et ça me rendait malade. J'ai revu mes amis, ses parents à Elle, et ses amis, j'ai été enchanter un premier temps, mais ce fut court. Passé la porte du Tribunal j'ai eu comme des vertiges pourtant je suis resté debout, c'était très intimidant. Les amis et parents de la partie adverse étaient là à nous regarder et nous mépriser pour certains, ce qui était hallucinant, c'est ce retour, comme si c'était notre procès, alors que c'est lui qui l'a tué.
On nous a imposer une petite pièce avec les témoins de la partie adverse avec des barreaux à la fenêtre, la froideur des murs et une affiche nous interdisant de parler de l'affaire. De 14h à 16h20 nous sommes restés bloquer là à attendre ques les policiers et les experts scientifiques terminent leurs explications et au moment où je vais aux toilettes j'entends que l'on m'appelle. J'ai eu les jambes fébriles et les idées embrouiller, je suis entré pour juré devant le Juge de parler sans haine et dire la vérité sur cette personne formidable et pleine de vie qu'était ma mailleure amie et que l'on accusait d'être une vamp, une cinglée et une suicidaire. Il était là dans le box des accusés avec ce sourire ridicule sur le visage, fuyant mon regard furtif. Je ne me suis pas entendu répondre j'avais du mal à garder mon envie de me lever et d'aller lui péter la gencive. A la fin j'étais comme éberlué j'ai regagné ma place avec l'envie folle de dégueuler sur la famille du meurtrier derrière moi qui ne se privait pas pour dire tout haut des choses merdiques. Ce qui m'a fait le plus mal, c'est d'entendre les témoignages de mes amis, comment sa mort à anéantit tout le monde, je ne m'étais jamais rendu compte de leur tristesse. A la fin, j'avais juste envie qu'on me rende ma meilleure amie, je voulais juste qu'on me l'a rende et j'ai pleuré comme une merde, ça résonnait dans l'entrée du tribunal voûtée, je me sentais ridicule, mais je voulais qu'on me l'a rende, avec l'espoir que le crier assez fort me rendrais cette personne fantastique qui n'a eu de cesse d'aider tous le monde (à commencer par son assassin), d'aimer tout le monde et de provoquer cette chaleur bienveillante dans le coeur de tous sans exception. Elle ne méritait pas qu'on la frappe et qu'on la jette du 4ème étage.
J'ai perdue la seule personne qui me donnait envie de croire que l'Etre Humain était beau, j'ai perdu mon sourire et mes envies, j'ai parfois envie de me forcer à retrouver une personne semblable comme si je pouvais la remplacer alors que c'est impossible, même si je me sens profondément seule et amputée d'une partie importante de moi... Samedi j'ai appris que son tueur avait écopé de 5 ans de prison pour coups et blessures involontaire, malgré les expertises des policiers et les témoignages sans mensonge de notre partie contre l'hystérie et les mensonges prouver de l'autre partie. J'en viens à me dire qu'une vie merveilleuse ne vaut rien et j'ai la haine.

Vendredi 6 octobre 2006 à 23:20


Gran
de Bretagne | 1982 | Un film de Alan Parker d'après un scénario de Roger Waters | Bob Geldof (Pink), Christine Hargreaves (la mère de Pink), James Laurenson (le père de Pink), Eleanor David (la femme de Pink), Bob Hoskins (le Manager)


Pink est une très grande star, mais il a l'impression de se perdre et ne plus s'appartenir. Pour éviter de sombrer et devenir quelqu'un d'autre, afin de préserver sa personnalité, il se réfugie dans un monde fantasmagorique assez particulier.

La première fois que j'ai vu ce film, j'étais au collège et j'ai eu très peur de mes professeurs pendant très longtemps, je n'avais pas compris tout le film. Pour moi, le chanteur, Pink, était un être dépressif qui dirigeait une horde de fans et leur faisait faire des choses horribles. Cette scène où les élèves sont broyés comme de la viande de boucherie m'a longtemps obsédée. Néanmoins, rien que pour entendre les Pink Floyd (parce que la bande-son tue quand même), j'ai trouvé que c'était un des meilleurs albums du groupe (avec Dark Side on the moon), et sur tous les plans (techniques, effets visuels, scénario), ce film est parfait, mais ma vérité n'est pas universelle, je suppose que beaucoup l'ont détesté et trouvé horripilant et prétentieux.

Bob Geldof est magnifique comme je ne l'avais jamais vu, le film est assez troublant puisqu'on entre dans la tête d'un type assez perturbé par sa célébrité et qui fantasme sur des choses avec beaucoup de violence. On regarde la vie de Pink, petit garçon isolé des autres tandis que la guerre fait rage et que sa mère le surprotège, créant des phobies égales à l'amour qu'elle lui porte. Pink n'a pas de père et cela le traumatise assez, il est rejeté par les autres et à l'école ce n'est pas mieux, il est le mouton noir de sa classe, se faisant réprimander par un professeur qui a lui-même une mère castratrice.

Pink choisira enfin de se construire un mur mental qui l'isolerait des autres, chaque douleur et problème ajoute une brique à son mur : enfance orpheline, mère dominatrice, son père mort à la guerre (je suis pas sûre), la superficialité du star-system, un mariage mensongé... Il finira par se tourner vers toute sorte de drogues pour essayer d'en finir. Mais son mur est sur le point de s'achever et c'est à ce moment que Pink s'aperçoit enfin du danger qu'un tel enferment peut contenir. Son esprit va se révolter et ses fantasmes vont fusionner avec ses souvenirs et ses blessures, ce qui va donner un formidable tableau de la folie.

Enfin c'est du grand, j'ai eu l'impression que Waters peignait la vie de Syd Barrett, le chanteur qui a fondé les Pink Floyd et qui a été interné plus de 7 fois en hôpital psychiatrique, mort depuis peu, mais il paraît que Waters avait juste l'envie de crier sa haine contre les guerres qui éclatent de par le monde, de donner libre cours à sa colère sur la manière dont son pays est dirigé, surtout en ce qui concerne le système éducatif...

<< Page précédente | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | Page suivante >>

Créer un podcast